Critiques Séries : Hostages. Saison 1. Episode 6. Sister's Keeper.

Publié le 29 octobre 2013 par Delromainzika @cabreakingnews

Hostages // Saison 1. Episode 6. Sister’s Keeper.


Je ne sais pas vraiment où va Hostages mais ce que dont je me rends compte c’est qu’un épisode sur deux est réellement sympathique. En effet, après un épisode en demi teinte la semaine dernière, celui-ci permet d’accélérer le rythme et de nous délivrer, grâce à l’intégration d’un nouveau protagoniste, quelque chose de suffisamment intéressant pour que l’on ne s’ennui pas. Je sais bien que Hostages est une série bourrée de facilités et qu’elle n’a rien de très bon au fond je n’arrive pas à m’en dépêtrer. Disons que j’ai envie de la défendre car c’est suffisamment énergique pour me laisser éveillé. Ce n’est pas le genre de séries devant laquelle il faut brancher son cerveau mais je dois avouer que j’aime bien la manière dont tout cela s’est orchestré. Ce que j’ai bien aimé dans cet épisode c’est le fait que l’on lâche un peu la grappe aux enfants et à leurs intrigues moisies. Du coup, on a toute la famille Sanders qui est de retour au point de départ après avoir pris l’air frais durant les deux épisodes précédents. D’un côté Ellen pense qu’il est temps de passer à l’offensive et de tuer leurs preneurs d’otages. Sauf que tout va bien évidemment capoter quand la soeur d’Ellen va débarquer chez les Sanders pour squatter quelques jours.
La pauvre. Bichette. J’ai vraiment eu de la peine pour elle à la fin de l’épisode alors qu’elle se retrouve internée dans un hôpital psychiatrique pour paranoïa. Ce que je trouve dommage cependant c’est qu’ils règlent cette histoire de façon bien trop simpliste. J’aurais tellement aimé que la soeur soit tuée ou qu’elle soit kidnappée elle aussi. Cela aurait pu ajouter un peu de piment à une histoire qui avait bien besoin d’un personnage un peu fouille merde comme celle-ci. Alors certes, « Sister’s Keeper » rempli sa fonction d’épisode tonique à merveille mais ce n’est pas aussi efficace qu’une canette de Red Bull. La soeur d’Ellen est cependant un personnage frais qui apporte un air nouveau à Hostages. Et ce même si c’est de courte durée bien évidemment. Je veux dire, je ne sais pas vraiment quoi attendre de la suite mais je trouve dommage de se séparer de ce personnage maintenant. Du coup, Hostages ne parvient pas à créer suffisamment l’angoisse comme pouvait le faire 24 par exemple qui n’avait pas peur d’éliminer tel ou tel personnage histoire d’aller de l’avant ou bien de s’emmerde avec d’autres pour la même raison.
Disons que ce qui est le plus regrettable avec Hostages ce n’est pas l’emballage qui est plutôt sympathique et agréable mais plutôt la manière dont les intrigues s’articulent. On a l’impression que les scénaristes cherchent à aller au plus vite au dénouement tout en nous offrant des épisodes indépendants de ce genre là. Celui-ci était sympathique mais j’aurais aimé être encore plus sur les fesses et malheureusement cela n’arrive pas. Pendant ce temps, l’épisode se concentre sur Kramer et Sandrine. Cette dernière a besoin d’argent pour payer des dettes et elle va demander l’aide de Kramer. Il est sûr que cela va causer tout un tas de problèmes à Duncan d’ici la fin de la saison mais je pense qu’il y a de très bonnes choses à faire avec ces deux là. De même qu’avec les problèmes que Duncan est en train de se poser avec les services secrets. Je pense qu’il s’enlise un peu plus chaque semaine et j’aime voir Dylan McDermott ramer. C’est un rameur de compétition tout de même son personnage. Il pense a tout sauf à tout un tas de trucs évidents, sous son nez (même le coup du pistolet).
Par ailleurs je me demande si les Sanders travaillent parfois. Ellen ne va plus à l’hôpital (on sent les économies de budget sur les épisodes) et Brian au bureau (encore des économies). Dommage. Finalement, ce nouvel épisode de Hostages délivre pile poil ce que j’attendais mais sans trop forcer (ce qui est certainement ce que je trouve de plus ennuyeux). Mention spéciale à Duncan qui tente de prouver à Ellen qu’il est impossible de tirer droit quand on n’a jamais tenu d’arme de sa vie.
Note : 6/10. En bref, toujours divertissant et amusant mais sans plus.