Sur la route des frères Patison

Par Nelcie @celinelcie

Quand Livraddict a proposé en partenariat Sur la route des frères Patison, j’ai immédiatement eu envie de postuler. Pour commencer, la couverture me plaisait beaucoup. Ensuite, le résumé me semblait très prometteur. Moi qui ne connais rien du Grand-Ouest américain, mais qui rêve de le découvrir, c’était pour moi une façon de commencer un voyage.

Synopsis

Durant tout un mois de bonheur, Didier Tonfale est bien décidé à s’enivrer de Far West, à engranger des paysages de cinéma jusqu’à l’overdose. Seulement, à peine a-t-il posé le pied sur le sol américain, qu’un vieil homme, avant de mourir, lui remet une lettre destinée aux frères Patison… C’est à cet instant que le véritable voyage de notre héros commence…
Des chercheurs d’uranium aux indiens Navajo, l’auteur nous invite à parcourir l’Ouest américain, les grands espaces, le désert, le Colorado.
La chaleur insoutenable, la poussière brûlante, la violence, la rudesse des personnages donnent à ce premier roman le goût de l’aventure, restituant les décors des plus grands westerns hollywoodiens.

Mon avis

D’une manière générale, ce roman fut une lecture agréable, même si j’y ai rencontré quelques petites choses qui m’on perturbé.

Il s’agit d’un roman construit en alternance entre deux époques différentes et confrontant deux personnages qui vont finir par se retrouver d’une manière ou d’une autre. J’aime beaucoup ce genre de roman car ça donne souvent du dynamisme au récit. Et puis en tant que lecteur, on participe pleinement à l’intrigue et on se demande ce qui peut bien relier les deux histoires.

Ici, nous suivons donc l’histoire de Didier Tonfale à l’époque actuelle, et celle de Lucius Komolsky quelques décennies auparavant.

Tout d’abord, j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans le livre et à m’intéresser à l’histoire de Didier Tonfale. Après lecture des premières pages, je trouvais qu’il manquait une consistance au personnage, et craignais que tout le roman fût construit tel un banal livre de globe-trotter nous emmenant avec lui à la découverte de l’Amérique. Et même quelques pages après la rencontre qui va chambouler ses projets initiaux, je rencontrais encore cet a priori.

Mais s’il y a bien une chose que j’ai capté dès le début, c’est l’importance qu’allait prendre le paysage, et notamment sa rudesse et sa chaleur suffocante tout au long de ces pages. Dès le début, l’auteur nous fait ressentir cet endroit si particulier, et je dirais que c’est là le point fort de ce roman. Je pouvais presque ressentir cette chaleur suffocante, je m’imaginais les paysages baignés par le soleil de plomb… Et dans un sens, c’est surtout grâce à cette ambiance que j’ai fini par m’intéresser de plus en plus à Didier Tonfale, mais aussi à Lucius Komolsky.

A partir de là, j’ai commencé à vraiment apprécier l’histoire en elle-même, et j’ai pris plaisir à suivre Didier Tonfale dans cette quête à laquelle il n’était pas préparé.
J’ai également aimé découvrir l’histoire de Lucius Komolsky, et je dois avouer que la fin de son histoire m’a vraiment surprise. Je ne m’attendais pas quelque chose de si pessimiste. Mais en même temps, cela fait malheureusement partie de la vie.

Outre Didier et Lucius, nous faisons également la connaissance d’autres personnages.
J’ai trouvé Susie intéressante par son caractère et son histoire, en revanche je suis restée dubitative sur la façon un peu trop facile à mon goût dont elle arrive à faire confiance à Didier, parfait inconnu qui arrive de France. J’ai l’impression que la confiance arrive trop facilement.

Quant aux frères Patison, ceux-là même qui donnent le titre à ce roman, et bien je n’ai jamais réussi à vraiment les cerner. Mais il faut dire que leur caractère très spécial ne donne pas envie de sympathiser avec eux, donc finalement c’est peut-être mieux ainsi.

Finalement, si j’ai apprécié suivre les personnages dans leurs périples, j’ai l’intime conviction qu’en réalité, le personnage principal de ce roman reste l’Ouest Américain lui-même, plus que Didier et Lucius.

Sur la route des frères Patison a donc été pour moi une lecture agréable et j’ai été ravie de la découvrir.

Je remercie Livraddict, ainsi que Max Mercier et les éditions Atria de m’avoir permis cette lecture.


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