Snowpiercer, Le Transperceneige

Par Hallyne

Science-Fiction 

Film sud-coréen

Note globale: 13/20

Date de sortie: 30 octobre 2013

Réalisateur: Bong Joon Ho

Acteurs: Chris Evans, Song Kang-Ho

Durée: 2h05

Synopsis (Allociné) : 2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…


Ma critique de "Snowpiercer, le Transperceneige":  Le réalisateur coréen Bong Joon Ho adapte une bande-dessinée française vieille de 30 ans sur la survie de l'humanité à bord d'un train. Le thème post-apocalyptique est plutôt bien vu: suite à une catastrophe qui a entraîné une ère glaciaire, les derniers hommes se sont réfugiés dans un train circulant de manière autonome. Voilà un sujet qui permet surtout de traiter le thème classique de la lutte des classes. Les gars très mal logis à l'arrière du train veulent se rebeller contre son créateur qui se roule les pouces à l'avant du train.

La mise en scène en huis-clos est l'élément fédérateur du film, avec une ambiance très spéciale. Les plans resserrés, les décors évolutifs, les personnages imaginés donnent lieu à une production assez atypique qui ne respecte pas toujours le schéma narratif propre au genre hollywoodien. Le spectateur reste assez déconcerté par les évènements violents dénudés d'émotion. En gros, on ressent surtout la nationalité coréenne du film.

Le transperceneige nous plonge dans un contexte original et extravagant (il se passe des choses bizarres dans ce train!), avec Chris Evans pour faire monter la température. Malheureusement, seule l'atmosphère très singulière du film s'impose comme telle, car le reste semble un défilé de caricatures et de dérives absurdes sans grande invention sur la déshumanisation. Le scénario rabâche des thèmes qui n'ont vraiment rien de nouveau: les pauvres qui mangent de la merde, les riches qui font des orgies...

De plus le récit peine à se mettre en place, tout comme il a du mal à évoluer dans la pertinence des idées. Le rythme est assez mauvais, j'ai mis du temps à rentrer dedans. La mise en scène met surtout l'accent sur les combats de rébellion et dévoilent des personnages très curieux, auxquels on a vraiment du mal à s'identifier. Les scènes de bagarres ont un enjeu dramatique assez faible, violence pour violence.

On ne doute pas que la richesse du montage est sûrement intéressante et marquante, mais le message du film est pauvre, la conclusion banale. Et puis le pompon sur le mouvement perpétuel, c'est à la mode?

Une atmosphère très étrange, mais pas bien plus...

 

Réalisation:    OOOOO

Scénario:     OOOOO

Rythme:       OOCOO

Acteurs:   OOOOO

Emotion:        OCOOO

Intéressant? Correct

Divertissant? Moyennement

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour une ambiance très bizarre qui tient en éveil
-
pour la mise en scène excentrique de la violence
- pour l'idée de départ

 

3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- un scénario qui tourne dans le vide
- un visuel un peu décevant
- des thèmes clichés