La mécanique du bonheur de David BERGEN

Par Lecturissime

L’auteur :

Salué comme l’un des meilleurs écrivains canadiens contemporains, David Bergen a déjà publié quatre romans aux éditions Albin Michel : Une année dans la vie de Johnny Fehr (2000), Juste avant l’aube (2002), Un passé envahi d’ombres (2007) et Loin du monde (2010). Son œuvre a été récompensée par le Giller Prize, le Margaret Laurence Award et le Carol Shields Book Award. Il vit à Winnipeg, dans la province du Manitoba. (Présentation de l’éditeur)

L’histoire :

« Une écriture immaculée, une honnêteté percutante, un pouvoir d’attraction considérable, c’est ce qui caractérise ce magnifique roman sur les ambiguïtés insolubles de l’existence. » The Globe and Mail

« Un livre lumineux, intelligent, provocateur et émouvant. » The Edmonton Journal

Quand Morris Schutt, un journaliste important, passe en revue l’année qui vient de s’écouler, il ne peut que constater que tout autour de lui n’est que désastre, à commencer par sa famille. Son fils a été tué en Afghanistan, sa femme psychiatre de renom s’éloigne de plus en plus, sa fille a l’air d’avoir une liaison avec un de ses professeurs et son journal l’a mis en congé pour une durée indéterminée. Suite à l’une de ses chroniques, il entretient une correspondance avec la femme d’un fermier du Minnesota qui a, elle aussi, perdu un fils en Afghanistan. Morris Schutt veut retrouver le goût de la vie et du bonheur. Quoi de plus naturel que d’interroger les grands philosophes en quête de vérité : Cicéron, Platon, Socrate ? Ou peut-être vaut-il mieux chercher le bonheur sur un site de rencontre ? Mais le bonheur est-il si facile à atteindre ? Avec le charme et l’intelligence qui lui sont propres, La mécanique du bonheur est une dissection brillante de la vie d’un homme, à un moment critique, et de celle de sa famille, qui refuse de le laisser tomber. David Bergen nous éblouit par son écriture, sa sensibilité et son humour ironique. Avec ce nouveau roman, il prouve une fois encore qu’il est un formidable connaisseur de la complexité humaine.

(Quatrième de couverture)

Mon avis :

Morris Schutt traverse une mauvaise passe. Il faut dire que son fils a été tué en Afghanistan, que sa femme l’a quitté, que sa fille aînée ne veut plus le voir, et que sa fille cadette semble entretenir une liaison avec un professeur beaucoup plus âgé qu’elle, et que son journal l’a mis en congé pour une durée indéterminée. Bon. Mais Morris Schutt essaie de garder la tête hors de l’eau, que ce soit en se rapprochant d’une femme lointaine qui lui ressemble, ou d’une femme proche qui gravite dans un univers bien différent du sien. 

La quatrième de couverture m’a induite en erreur : je pensais lire un roman sur le bonheur, et je me retrouve avec un personnage semi dépressif, un peu mou et perdu. Psy, groupe de paroles, introspection, liaisons, toutes les étapes lui permettant de faire le deuil de la mort de son fils et de son mariage jalonnent les pages. 

Bref quand on aime ce genre-là je pense qu’on pourra reconnaître le talent de conteur de David Bergen, mais si vous cherchez dans vos lectures autre chose que le destin ordinaire d’une homme dépressif, comme moi vous risquez de vous ennuyer à sa lecture…

Premières phrases :

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Du même auteur : Loin du monde

Autre :  Le cœur par effraction par James MEEK

D’autres avis :

CathuluKeisha 

La mécanique du bonheur, David BERGEN, Traduit de l’anglais (Canada) par Hélène Fournier, Albin Michel, Collection « Terres d’Amérique », octobre 2013,

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