Critiques Séries : Hostages. Saison 1. Episode 9. Loose Ends.

Publié le 19 novembre 2013 par Delromainzika @cabreakingnews

Hostages // Saison 1. Episode 9. Loose Ends.


Je pense que l’erreur de Hostages c’est de vouloir et de penser être une bonne série. Au départ, Hostages était une série simpliste avec une simple histoire de prise d’otages et puis tout d’un coup la série a changé et c’est devenu une immense histoire de conspiration. Sauf que le problème c’est que la série n’a pas vraiment les moyens de tout ce qu’elle tente de faire. Elle fait tout un tas d’erreur et l’issue de cet épisode (et sa grosse révélation) ne fait qu’aller dans le sens du ridicule. La série ne semble pas savoir comment arriver au bout sans devoir passer par des élucubrations particulièrement pompeuses autour des agissements de la femme du Président ou encore de tout ce monde impliqué. J’ai parfois l’impression que c’est le monde contre le Président vu le nombre de gens qui semblent être impliqués dans cette conspiration. Certes, pour tuer un Président il doit falloir plusieurs plans de secours et tout un tas de gens pour couvrir la chose mais franchement, Hostages se ridiculise énormément quand il s’agit de nous dépeindre cette haute trahison. Notamment du point de vue de son staff à la Maison Blanche. Il y a plein de personnages ennuyeux à mourir alors la mort de Quentin Creasy à la fin de l’épisode apparait presque comme un soulagement.
Oui, un soulagement. Ce personnage était ennuyeux et le pire c’est que la série pensait qu’il était important. Je me demande parfois si Hostages a été écrite tout en sachant comme elle allait faire pour se terminer. Car on peut parfois déduire (avec tous les non sens qu’elle développe) que la série ne sait pas vraiment comment aller jusqu’au bout et que tout est écrit à l’arrachée sans vraiment réfléchir. Mais d’un autre côté, la série se prend tellement au sérieux que l’on pourrait croire que les scénaristes savent ce qu’ils font mais quand je réfléchis un peu, je me dis qu’il y a tout un tas de trucs qui ne tiennent pas debout. C’est dommage car la base de la série me donnait vraiment envie. Durant tout l’épisode, Ellen va faire des tests sanguins avec le sang de la femme de Duncan et le sang du Président. Elle va alors découvrir que les deux ont un lien : la femme de Duncan, qui est en phase terminale de son cancer, est aussi la fille du Président. Mais est-ce réellement une motivation pour avoir envie de tuer le Président ? Telle est la question (et ce même si Duncan confie à Ellen à la fin de l’épisode que le Président n’hésiterait pas à la faire tuer).
Donc le Président serait encore pire que toute cette conspiration ? En gros, Duncan est un grand gentil dans l’histoire et tout le monde doit être de son côté. J’ai repensé à quelque chose que la série disait au travers de Duncan dans son pilote : « We thought of everything ». J’aimerais bien que Hostages s’y tienne et nous surprenne. Certes, le danger Stan Hoffman ne va pas durer longtemps et prouve que la série peut s’y tenir mais je dois avouer que j’ai un peu de mal à me laisser avoir. A la fin de l’épisode précédent, Hoffman demandait à Brian Sanders si sa famille n’était pas en danger. Bien entendu, Brian va fermer sa bouche et ne rien dire. Sauf que pendant ce temps, Quentin Creasy va lui proposer un marché. En échange de la conspiration, il veut quelques millions et un accord qui lui donne toute immunité. C’est facile là aussi, mais l’on savait alors à ce moment là que c’était la fin de Hoffman. Un agent qui n’aura pas servi à grand chose. Il faut bien avouer de toute façon que Paul Calderon n’est pas un excellent acteur.
Dans un registre complètement différent, Hostages se dit qu’il serait bien d’injecter des histoires d’amour dans son histoire. C’est là qu’entre en jeu Kramer et Sandrine. Je trouve leur histoire légèrement ridicule et inutile. Cela semble être là pour donner de la pâture aux fans de séries qui aiment se lier à des duos de personnages et puis également pour boucher les trous. Sauf que moi je ne rêvais pas d’une série bouche trou mais d’une série efficace avec une belle direction. Dans cet épisode du coup, tout le monde se tourne plus ou moins les pouces. Même le Colonel Thomas Blair qui se veut constamment menaçant mais Brian White est un acteur doux comme un agneau. Vous allez me dire, c’est la meilleure des couvertures. Certes mais bon… Archer est sorti de prison également, ce qui aurait pu permettre de jouer le cliché du règlement de comptes entre gangs mais là aussi la mécanique se grippe, notamment car le téléspectateur se retrouve face à quelque chose qu’il ne contrôle pas et n’a pas nécessairement envie de voir.
Note : 3/10. En bref, un épisode qui part dans tous les sens mais rame également pour arriver en bout de piste…