Deeper underground

Publié le 06 décembre 2013 par Ninnissa
Faut-il avoir été malheureux un jour pour ressentir “de vraies choses”, pour avoir de vrais sentiments, forts, profonds et passionnés?

Vous avez 4heures! :)

Cette année 2013 est riche en rebondissements relationnels, je ne dis pas “amoureux” ce serait galvauder le mot, de toute façon je ne le connais plus, lui et moi sommes fachés…

Il y a peu je me suis séparée d’un gentil garçon bien sous tout rapport avec un profil parfait. Grand, beau, intelligent (jusqu’à un certain point sinon je serais toujours avec ;) ) bonne situation (=un job, un appart, un scoot). Aucune fausse note. Un mec tout droit sorti d’Helene et les garçons (avant le coming out de José et Nico).

Mais voilà, votre bloggeuse merdeuse n’aimant pas les choses lisses a commencé à creuser.

Il y a des fois où l’on se dit que “Imbecile heureux” serait le meilleur des statuts de l’Homme! Ne pas reflechir, ne pas se projeter, ne pas anticiper. Juste vivre l’instant present avec celui qui se tient à coté de soi sans essayer de l’analyser. Sans essayer de le deviner, de le comprendre et donc de l’aimer! Car oui la demarche est bien celle ci. Pour aimer l’autre il faut le comprendre, le decrypter, se l’approprier (oui c’est un peu barbare comme tournure mais attends la suite c’est cool), tout ça pour trouver le point d’ancrage. Ce point qui te fera l’aimer et rester à ses cotés #PoeticLoverStyle

J’ai pas compris le sens, mais c’est beau!

Pour trouver ce truc super profond il y a differentes methodes. Discuter, parler de sa vie, de sa famille, de son boulot, de sa passion, de sport, de musique… Chaque sujet permettant de s’enfoncer un peu plus dans l’ame de l’autre.

Oui tomber amoureux c’est comme faire de la spéléologie! On ne connait pas la profondeur de la grotte mais on souhaite qu’elle soit sans fin…

Pour moi c’est celà tomber amoureux. J’en reviens à mon José, oui je l’appellerai José. Ce dernier aussi parfait en surface soit-il ne m’a pas laissée une seule fois voir ce qu’il y avait à l’interieur. Les jours passants, meme si nous étions de bons potes de rigolade et que le galochage etait irreprochable, je n’ai pu m’attacher à cette image.

Quand tu sens le potentiel d’un mec/d’une relation, tu es frustrée qu’il ne se passe rien!

Et c’est bien là que le concept d’imbecile heureux prend tout son sens. Pourquoi ne pas m’etre “contentée” d’une petite amourette d’ado où nous parlerions de Jessica la bimbo conne de la classe, du bac blanc qui arrive et de la bouf degueux de la cantine… Car oui ma derniere relation a ressemblé à cela.

Sac à dos
Centre commercial / H&M
La bouf de chez “Pret A Manger, qui aurait pu etre celle du McDo
Les histoires de potes qui nous soulent avec qui on s’embrouille 
Les dossiers à rendre pour le taf… qui auraient pu etre le DS de maths pour lundi!

Si j’ai commencé tard à fréquenter les garçons je ne suis pas sure d’avoir envie de rattrapper ce que j’ai loupé avec un revival #AdoLovers … J’ai eu 2 longues histoires, vécu avec 2 mecs, totalement differents et aujourd’hui mes envies, mes besoins sont plus affinés que jamais et le rythme doit être rapide sinon je peux vite me lasser, partir et laisser partir…
Plus tu vieillis plus tu sais ce que tu veux. C’est l’experience, l’existence qui forge ce que tu es, ce que tu veux et donc ton destin! “L’existence precede l’essence” BAM!

J’adore cette formule de Sartre! L’existentialisme… ouai j’ai fait un raccourcis de malade… Mais voilà le constat est là. Je décide de ce que je veux pour moi, je fais mes choix, et mon choix dans ce cas c’est de satisfaire mes envies, mes besoins, et ma logique de progression. Qui peut se contenter d’une amourette quand il a connu la passion? A moins de perdre la memoire c’est quasiment impossible! Enfin si, on peut se “resigner”, se dire que ça ne reviendra jamais, que la vie est ainsi faite… Non I REFUSE! Qui peut etre aussi desesperé pour penser qu’à 30ans le grand amour ne se representera plus? J’ai 32ans je ne suis meme pas à la moitié de ma vie (j’espere) et je crois aux fées, au Père Noel, au pays imaginaire et au big love fusion acquisition!

José, plane. Il n’a pas eu la révélation, l’illumination. Il n’a jamais été malheureux. Je lui ai demandé. Car oui dans un échange tout à fait interminable de banalités (sur FB) j’ai voulu donner de la profondeur à notre conversation.

“As tu dejà ete malheureux?”
“Non jamais”
“Ok”

Tout est dit. La souffrance, la peine c’est pour moi la preuve ultime. Pourquoi? Parce que finalement aimer quelqu’un de manière irraisonnée c’est aussi ne plus se contrôler. C’est se perdre, s’abandonner, se sentir bien, libre tout en etant prisonnier de ses sentiments et dépendant de l’autre. Quand une histoire passionnelle s’acheve, il y a des dégâts… émotionnels. On perd un peu de soi, on est triste, nostalgique, perdu, bref on est malheureux…

“Non je n’ai jamais été malheureux, j’ai des coups de blues, parfois, mais c’est tout”

J’ai pensé “ce mec est mort de l’interieur?” puis je me suis dis qu’il fallait peut etre encore le pousser dans ses retranchements et qu’à force il se revelerait enfin! Que neni! José m’a lassée, je suis retournée sur Tinder!