Petite définition de la Chick-Lit (pour les nulles)

Par Sissi De Beauregard @SissiBeauregard

         

Le titre de ce blog, comme vous l’aurez constaté, est "Chick-lit et autres love stories". À chaque fois que j’en parle, on me dit "Hein ? Attends, comment ? Chick-quoi ?" et à chaque fois il faut que j’explique ce qu’est la chick-lit en long en large et en travers. Une bonne fois pour toute, j’ai donc décidé d’écrire cette petite définition de la chick-lit, de manière à pouvoir remballer les non-initiés  avec un gentil : "T’as qu’à aller lire l’article."

En France, l’expression "Chick-lit" est peu connue, on peut considérer que c’est un sous-genre de la comédie romantique. Littéralement "écriture de poulette" en anglais, elle désigne un courant littéraire visant un public féminin. L’expression apparaît dans les années 1990, on la définit alors comme "fiction post-féministe", "féminisme nouvelle vague".

Les romans chick-lit mettent en scène des héroïnes de tous les jours, souvent âgées plus ou moins d’une trentaine d’années, des filles comme vous et moi qui se débattent désespérément dans un quotidien cruel semé d’embûches pour trouver leur vraie vocation et le Prince Charmant, généralement en buvant des Mojitos avec leurs copines et en courant de catastrophe amoureuse  en cataclysme professionnel.

La Chick-lit se différencie de la romance par son ton : léger, humoristique, voire franchement ironique ; son actualité : il y a  peu de chick-lit historique à succès, les thèmes abordés : les relations amoureuses, le célibat, le monde professionnel etc. Bref, romance et humour sont les deux éléments clé, le happy-end presque toujours présent.

Le genre est né de trois romans fondateurs :

- Sex and the City de Candace Bushnell (1997)

- Le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding (1997)

- Confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella (2000)

D’autres romans sont considérés comme des monuments de la Chick-lit : Le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger, les romans de Marian Keyes dont Watermelon (1995), Une vie de rêve (2000), Le Club de la dernière chance (1999) et Les Vacances de Rachel (1998), qui abordent des sujets plus graves tels que la drogue, le deuil, l’alcoolisme ou la dépression.

Face au succès de ces romans, des  sous-catégories du genre se sont multipliées : paranormal chick-lit, vampire chick-lit,  chick-lit religieuse etc.

Et en France alors ?

Il existe aujourd’hui de nombreuses traductions de romans (principalement américains ou anglais) en français, mais peu d’oeuvres chick-lit  écrites dans la langue de Molière. C’est Albin Michel qui lance le courant en France en traduisant Sex and the City en 2000 et Le Journal de Bridget Jones en 2001. Fleuve Noir repère Le Diable s’habille en Prada  en 2002 et Gossip Girl en 2004. Belfond n’est pas en reste, avec Les Vacances de Rachel de Marian Keyes publié dès 2000,  Confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella en 2004 et poursuit avec Alors, Heureuse ? de Jennifer Weiner en 2002, dans sa collection Mille Comédies.

Sur ces dernières années, quelques rares auteures françaises se sont attaquées à la chick-lit :

-  Isabelle Alexis avec entre autre : Tu vas rire mais je te quitte (2002) ; Dès le premier soir (2006) ; Je n’irai pas chez le psy pour ce con (2009)

- Agnès Abecassis : notamment Les tribulations d’une jeune divorcée (2005) ; Toubib or not toubib (2008) ; Le théorème de Cupidon (2008)

Tonie Behar Coups bas et talons hauts (2008), Grands Boulevards (2013) 

Charlotte Marin  avec Apocalipstick (2010)

On trouve aussi quelques romans chick-lit auto-publiés en numérique, comme par exemple, Dress-code et petits secrets, de Marianne Levy (2013).

Et voilà, ce n’était pas très compliqué, si vous avez des questions levez la main.
Pour voir la liste des livres chick-lit sur le blog : ici