Lettre à celui qui s'en fous !

Par Ephe

Salut,

Je t’écris ici car pour être honnête, j’ai effacé ton # (encore) de mon cellulaire. Ce message sera peut-être un peu long. Je suis désolée.

Avant tout, je veux te dire que je sais que tu n’appelleras pas ni ne m’écriras. Je ne suis pas en colère. Un peu vexée, un peu triste, un peu morose mais pas fâchée. Peut-être déçue… J’ignore pourquoi tu m’as dit ça. Peut-être sur le coup tu y as crû… mais tu regrettes probablement. Moi aussi.

Je ne vais pas t’accuser de rien. J’aurais aimé, aimé me défouler, parce que j’ignore tes raisons. Ça m’énerve. Je ne sais pas pourquoi tu agis ainsi. Pourquoi dis-tu oui et la seconde d’après tu joue les courants d’air ? Je trouve ça triste. Par contre, je suis lasse. Je veux mettre une chose au clair tout suite. Je ne suis plus amoureuse. Je l’ai déjà dit, mais j’imagine que c’est une partie du problème. Tu crois que j’ai toujours des sentiments. C’est faux. Beaucoup de chose ont changés. J’ai toujours été assez sincère sur mes sentiments et ce que je vivais. Je crois par contre que ce n’est pas du tout ton cas. Oui, j’ai l’impression que tu me manipules et que tu te fous de ma gueule (pour être vulgaire). J’ai beaucoup d’imagination, mais tu ne m’aides pas vraiment pour que je n’aie pas cette perception là. Je ne t’ai rien demandé. J’avoue, oui j’avoue, je suis un peu nostalgique de 2012. J’aimais échanger avec toi. J’aurais voulu te connaître mais ce que je ressentais était un gros frein. Je ne pouvais pas être avec toi et faire semblant. Je ne suis pas si forte que ça.

J’aurais voulu être ami. Mais il est trop tard. Car je ne sais plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Je sais que tu as prétendu à beaucoup de chose au début… pour me séduire ?? Que voulais-tu exactement ? Coucher avec moi ? Ce n’était que ça ? J’men fous tu sais. Si ce n’étais qu’une histoire de sexe. J’aurais aimé le savoir…sauf que là, je ne distingue plus les mensonges de la vérité et j’ai la désagréable impression que tu te moques de moi. J’ose espérer que ce n’est pas délibérer. Je crois (j’espère) que tu le fais sans le vouloir. Que tu veux juste être gentil mais sans plus et que si j’embarque, bien tu paniques (oh! Merde, j’vais être encore pognée avec elle…)

Je suis désolée. Désolée qu’on en soit là. Pour moi surtout. Je vois bien que tu fais très bien ta vie sans moi. Oui ça me vexe. Je suis comme ça. J’aime être importante, j’aime qu’on me considère. Ne me sort pas d’excuse svp. Après 1 mois, si tu n’as pas trouvé un seul moment pour me parler, il est clair, que tu n’en trouveras jamais. Encore une fois, je ne suis pas fâchée. Déçue un peu seulement. Je te l’écris parce que je n’aime pas que tu penses que j’attends tous les soirs près de mon téléphone. Je n’aime pas ce que tu pourrais t’imaginer à mon sujet alors je te dis ce qui en est.

Je trouve ça difficile de faire la séparation parce que tu as été si important à un moment donné. C’est ça mon problème. Avancer, lâcher prise. Me dire que tu n’es que le représentant d’un fournisseur avec qui ma compagnie fait affaire. That’s it. J’y arrivais, dernièrement, jusqu’à ce que tu me reviennes avec ta « sollicitude ». Comme si tu voulais vraiment savoir comment je vais. Tu le sais bien que je ne comprends pas les choses comme tout le monde.

J’essayerai de ne pas attendre de réponse (méga impossible dans mon cas…). Je sais que tu vas ignorer ce message comme tu les ignores tous. Mais je devais l’écrire. J’en avais besoin. Ce n’est pas pour toi que je le fais, c’est pour moi, pour m’aider à lâcher prise.
Sache que j’ai apprécié 2012 même si ce n’étais que du faux. Moi j’y ai crû alors j’ai aimé. Je ne sais pas ce qui est arrivé. Peut-être après notre première rencontre ne m’as-tu pas trouvé de ton goût (très probable). Peut-être que je n’étais pas celle que tu espérais. Je ne sais pas. Je ne peux qu’émettre des hypothèses. J’aurais aimé (j’aimerais encore) que tu me dises la vérité. Celle qui fait mal. J’aurais aimé que tu me parle franchement, crûment. Parce que ces mots là, aurait fait moins mal que les mensonges. Je préfère me faire traiter de salope (d’hystérique, de pot de colle) que de me faire dire les plus belles choses, mais qui ne sont que des mots vident. Des bulles d’air. Je n’aime pas la duplicité..

Cette lettre, c’était une mise au point. Je n’attends pas. J’aurais aimé, J’ai accumulé des chansons à partager, mais je n’attends plus. Je n’aime pas les fins. Celle qui implique que l’un des personnages perd contact avec des personnes qui étaient importantes. Cependant, la vie est ainsi, je ne peux pas te changer et je ne peux pas être celle qui aurait été assez importante pour que tu daignes lui consacrer un peu de temps. Je suis moi, tu es toi et il semble que rien ne les lieras plus jamais.
Tout ça pour dire... tu me manques ! ...