"Les milices anti-balaka mènent des attaques violentes dans le but de procéder au nettoyage ethnique des musulmans en République centrafricaine. Résultat, on assiste à un exode des musulmans sans précédent", a déclaré Joanne Mariner, conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.
Amnesty International a critiqué la réponse trop timorée de la communauté internationale, en notant que les troupes internationales de maintien de la paix se montrent réticentes à faire face aux milices anti-balaka et ne sont pas assez réactives pour protéger la minorité musulmane menacée.
"Les troupes internationales de maintien de la paix n’ont pas réussi à stopper la violence. Elles y ont consenti dans certains cas, en laissant les milices anti-balaka remplir au niveau du pouvoir le vide créé par le départ de la Séléka", a déclaré Donatella Rovera, conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.
Au cours des dernières semaines, Amnesty International a recueilli plus d’une centaine de témoignages de première main sur les attaques de grande ampleur menées par les anti-balaka contre des civils musulmans dans les villes de Bouali, Boyali, Bossembélé, Bossemptélé et Baoro, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Les troupes internationales n’étaient pas déployées dans ces villes, laissant les civils sans protection.
Les soldats de la force internationale de maintien de la paix n’ont pas réussi à empêcher l...