Gwendoline

Publié le 23 février 2014 par Olivier Walmacq

genre: érotique, aventure
année: 1984

durée: 1h45

l'histoire: Accompagnée de sa suivante, Gwendoline part en Chine à la recherche de son père. Attaquée par des bandits, elle est sauvée par Willard, un marin, qui décide de la suivre dans sa quête. 

la critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Gwendoline, réalisé par Just Jaeckin en 1984, est l'adaptation de Sweet Adventures of Gwendoline, une série de bandes dessinées fétichistes de John Willie. Just Jaeckin reste avant tout connu pour avoir réalisé le premier Emmanuelle.
Par la suite, le cinéaste se spécialisera dans le genre érotique avec Histoire d'O et Madame Claude qui, après Emmanuelle, restent ses deux films les plus célèbres. Toutefois, en 1984, soit dix ans après la sortie d'Emmanuelle, Just Jaeckin décide de changer de style et signe un film à la fois exotique et d'aventure.

Bienvenue dans Gwendoline ! Toutefois, au début des années 80, le genre aventure triomphe au cinéma, notamment avec Indiana Jones. Autant le dire tout de suite, Gwendoline sera un véritable échec commercial au moment de sa sortie dans les salles obscures, à tel point que ce long-métrage restera également le dernier film de Just Jaeckin.
Au niveau de la distribution, Gwendoline réunit Tawny Kitaen, Zabou Breitman, Brent Huff, Bernadette Lafont et Jean Rougerie. Difficile de ranger Gwendoline dans une catégorie particulière.

Certes, au niveau de sa tonalité, Gwendoline ressemble plus à un film d'aventure, mais il a aussi un petit côté érotique puisque Just Jaeckin n'hésite pas à déshabiller ses deux actrices principales (donc Tawny Kitaen et Zabou Breitman). Toutefois, pas de séquences hot au programme.
En gros, ne vous attendez pas à voir un nouveau resucé (façon de parler...) d'Emmanuelle. En vérité, il s'agit d'un film plutôt exotique qui s'enfonce dans le grand n'importe nawak dans sa dernière heure (soit plus de la moitié du film, mais j'y reviendrai). Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario.

Attention, SPOILERS ! Gwendoline, accompagnée de sa bonne amie française et du mercenaire Willard, part à l'aventure dans la jungle puis le désert pour capturer un papillon recherché par son vieux père disparu lors de sa quête scientifique. Ils vont finir par trouver le royaume souterrain de Yik-Yak, une société essentiellement féminine dirigée par une reine qui planifie de tuer Willard après son accouplement avec la championne d'un combat de gladiatrices. Comme je l'ai déjà souligné, Just Jaeckin fait partie de ces cinéastes français qui connaîtront leur heure de gloire en réalisant des films érotiques.

Toutefois, au début des années 80, avec le succès de la pornographie, le genre érotique n'est plus vraiment d'actualité. C'est probablement pour cette raison que Just Jaeckin décide de changer (un peu) son fusil d'épaule. En l'occurrence, avec Gwendoline, Just Jaeckin vient à la fois renifler du côté d'Indiana Jones, le péplum et le genre post-apocalyptique, avec l'aide de décors en carton-pâte et ses gladiatrices en maillot de bain. Voilà un curieux mélange délicieusement ringard.
Ce qui place immédiatement Gwendoline dans le haut du panier, tout du moins en terme de kitsch et de nanardise.

Ce qui est d'autant plus amusant que Just Jaeckin a l'air totalement convaincu d'avoir réalisé un bon film. Or, le résultat est au mieux catastrophique. On croit rêver devant cette production qui joue aussi la carte du sadomasochisme via un combat complètement nazebroque entre Gwendoline et quelques gladiatrices énervées de la vulve. Il s'agit clairement d'une scène à la limite du lesbianisme, histoire de titiller un peu la zigounette du spectateur en manque.
D'une nullité insondable, Gwendoline reste une véritable curiosité du nanar et dénote par son style, pour le moins curieux, et qui hésite entre plusieurs genres. Reste quelques jolis paysages mais bon... C'est juste histoire de trouver un point positif à ce... comment dirais-je... Film ???????

note: je passe...
note nanardeuse: 16/20


Gwendoline par teneox