Critiques Séries : Crisis. Saison 1. Episode 3. What Was Done to You.

Publié le 05 avril 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Crisis // Saison 1. Episode 3. What Was Done to You.


Il y a tout de même une sacré incohérence dans Crisis (même si ce n’est pas la seule). Comment les adolescents font pour ne pas se douter qu’il y a quelque chose de louche chez Gibson. Ce dernier va et viens comme bon lui semble mais je dois avouer que c’est drôle car le personnage de Gibson est justement tout ce qu’il y a de plus ridicule et ennuyeux. Il veut être le méchant de l’histoire mais il n’en est rien. On ne peut pas avoir peur pour lui. Ce qui est cependant pervers avec Crisis c’est qu’elle dégote toujours un truc qui donne envie de voir la suite. Le problème chez les méchants c’est le fait que Gibson n’a rien du méchant charismatique que l’on pouvait attendre d’une telle série. 24 avait su par exemple créer des méchants particulièrement bons et surprenants. Car c’était des personnages à la fois bien interprétés mais surtout bien écrits. Car Dermot Mulroney n’est pas un mauvais acteur, c’est juste ce qu’on lui donne à jouer qui est mauvais. Et plus le temps passe et plus on prend ce qui se passe pour une sacrée histoire ridicule pour téléfilms de seconde zone. Je pense que Crisis pourrait faire un tabac en plein dimanche après-midi.
C’est ce genre de choses que les gens attentent quand ils ont envie de se détendre. Pour en revenir à cet épisode, on nous montre donc que les parents des enfants kidnappés doivent maintenant faire des choses pour le compte de Gibson. Ce n’est pas de l’argent qu’ils veulent mais simplement qu’ils se salissent les mains pour eux. C’est ce que je suppose en tout cas. Les révélations manquent et le tout devient plus drôle que passionnant. Car franchement, on ne peut pas dire que Crisis soit quelque chose de très sérieux. D’un côté cela permet de poser la question : Que seriez-vous capable de faire pour sauver votre enfant si celui-ci se trouvait être kidnappé ? C’est une question à laquelle il est impossible de répondre quand l’on n’est pas confronté à l’histoire. Le dernier acte de l’épisode était assez intéressant, surtout que je ne m’attendais pas du tout à ce qu’ils mettent en scène tout ça de cette façon. En effet, Gibson a une idée derrière la tête. Le but était que le général soit torturé par les parents d’autres enfants. Ceux-ci sont libérés au fur et à mesure. A la fin de l’épisode on aurait pu avoir une idée de ce que veut réellement Crisis mais le côté particulièrement procédural de la chose n’aide pas vraiment.
Moi qui pensait que l’on allait suivre une vraie intrigue de kidnapping durant 13 épisodes, c’est tout le contraire qui se déroule. A chaque épisode il y a un appel qui est donné et puis ensuite une action qui est faite afin que Gibson ait les réponses dont il a besoin. Petit à petit il arrive à gravir les échelons de ce qu’il souhaite mais c’est sacrément mal écrit. Ce qui est bien tout de même c’est que le FBI réalise enfin que les kidnappings ont quelque chose de personnel et que ce n’est pas quelque chose qui est fait dans les airs sans que l’on ne sache réellement pourquoi. Finalement, ce troisième épisode n’engage pas grand chose. C’est la plupart du temps très mauvais et l’on se demande où est-ce que l’on peut bien aller. Mais d’un coup, Crisis semble vouloir enfin nous donner des réponses et la série prend une forme potentiellement plus intéressante. C’était ce que je pensais encore à la fin de l’épisode précédent mais après cet épisode et l’introduction du côté particulièrement procédural de Crisis, je dois avouer que j’ai presque envie de lâcher l’affaire. Sans compter qu’un épisode sans Gillian Anderson n’est plus un épisode de Crisis.
Note : 3/10. En bref, c’est toujours mal écrit et le côté procédural qui commence à se faire ressentir est particulièrement raté. Dommage.