Nicolas Mayer-Rossignol, le président de la région Haute-Normandie, propose une fusion avec la Basse-Normandie et la Picardie

Publié le 16 avril 2014 par Gezale

Nicolas Mayer-Rossignol. (photo JCH)

A l’heure où la CASE va se rapetisser, se recroqueviller, sous la férule du ticket « Leroy-Priollaud », il y a heureusement des élus pour oser aller de l’avant et imaginer un monde nouveau. C’est le cas de Nicolas Mayer-Rossignol. Dans un article paru dans Paris-Normandie récemment, le président de la région Haute-Normandie indique qu’il a entendu le message de Manuel Valls, premier ministre, lequel a déclaré qu’il fallait diviser les régions par deux. Chiche, assure le président rouennais : il propose une seule région composée des deux Normandie auxquelles il adjoint la Picardie. Pour justifier cette proposition intelligente, le président haut-normand avance des arguments historiques, économiques et géographiques. Il précise que si la fusion de la Basse et de la Haute Normandie va de soi, ce n’est pas forcément le cas pour la Picardie. Or, des échanges nombreux se déroulent entre Rouen, Amiens et Beauvais. Des projets structurants, routiers, éoliens, touristiques, industriels, peuvent unir les départements de ces trois régions : l’Aisne, l’Oise, la Somme, l’Eure, La Seine-Maritime, le Calvados, l’Orne et la Manche rassemblant une population de cinq millions d’habitants. Unir Caen, Cherbourg, Rouen, Le Havre, Amiens, Beauvais, etc. est un projet viable et les trois présidents actuels, tous socialistes : Nicolas Mayer-Rossignol, Laurent Beauvais et Claude Gewerc, vont sans doute préférer organiser eux-mêmes leur union plutôt que de se la voir imposer par l’Etat. En avançant ses pions, Nicolas Mayer-Rossignol défend également les intérêts de la ville de Rouen, placée au centre de gravité d’une éventuelle grande région nord-ouest. On peut facilement imaginer qu’elle deviendrait la capitale régionale avec des annexes à Amiens et Caen. Tout cela mérite évidemment des études poussées, chiffrées, un calcul des conséquences administratives et juridiques, mais rien ne serait pire que de se contenter de la situation actuelle. Qui n’avance pas recule, non ?