Comment (bien) rater ses vacances - Anne PERCIN

Par Liliba

Partir en vacances avec ses parents quand on a 17 ans, ça craint ! Surtout si c’est pour se taper le GR20 et crapahuter toute la journée... Maxime préfère de loin rejoindre sa grand-mère chez laquelle il se promet de passer de bonnes vacances à sa façon : glander un peu beaucoup, dormir tout son saoul, déguster les sublimes crêpes de sa grand-mère, et surtout passer tout le temps qu’il désire sur son ordinateur, tchatter a avec ses copains sur Spacebook, télécharger des dizaines de films et les mater tranquillement, jouer de la guitarre… surtout que sa petite sœur part de son côté en colonie de vacances et qu’il sera bien peinard…

Sauf que rien ne va se dérouler comme prévu… et les 15 jours de bonheur prévus vont être 15 jours d’horreur pour l’adolescent. En effet, sa Mamie a un accident et est hospitalisée. Il va devoir de ce fait passer ces 15 jours seuls, hormis les visites à l’hôpital, se débrouiller et faire croire à ses parents que tout va bien, au cas où ils appelleraient. Cela ne lui semble pas insurmontable au départ, mais le jeune garçon va vite se rendre compte qu’il est au final moins adulte que ce qu’il pensait et que la présence de vrais adultes autour de lui serait tout de même plus rassurante que cette solitude qui lui pèse dans la maison vide. Il découvre qu’il est plus compliqué que ce qu’il croyait de se cuisiner un repas digne de ce nom, et surtout qu’il n’est pas toujours facile d’être responsable.

Mais ne croyez pas que ce roman soit dur, bien au contraire, c’est un réel plaisir de lecture car il est extrêmement drôle et bourré d’humour puisque Maxime, malgré ses quelques angoisses face à la situation, est doté d’une bonne dose d’autodérision et qu’il ne s’apitoie jamais longtemps sur lui-même. De plus, même si son comportement est profondément ado, c’est un garçon bien sympathique, cultivé et ouvert, curieux et intéressant.

 « Chers parents,

Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J’espère que vous n’êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m’envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c’est l’heure de ma piqûre d’héroïne ».

Lu également par ma fille, qui l'a trouvé très drôle mais qui ne se voit pas du tout rester seule 15 jours pendant des vacances !

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