Critiques Séries : Rosemary's Baby. Mini-series. Part 1.

Publié le 12 mai 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Rosemary’s Baby // Mini-series. Part 1.


Je dois avouer que j’étais assez septique à l’idée de faire un remake en mini-série du film de Roman Polanski. Le résultat est assez médiocre. Disons que c’est un peu comme 666 Park Avenue sans tout le fun qu’il y avait autour de cette série. Le casting de Rosemary’s Baby est pourtant particulièrement solide, entre Carole Bouquet (Les Hommes de l’Ombre), Jason Isaacs (Awake), Zoe Saldana (Rogue) et Patrick J. Adams (Suits) il y avait largement de quoi faire. Mais je ne sais pas pourquoi, le scénario jongle entre son histoire et les sauts dans le temps pas toujours justifiés. On a donc l’impression d’être assommés de tout un tas de choses en seulement une heure et demie de temps mais cela n’a en rien l’énergie et la créativité de la version de Roman Polanski. Cette nouvelle mouture de l’histoire de Rosemary’s Baby, qui est à sa base un roman (que je vous conseille vivement d’ailleurs), est adaptée par James Wong (American Horror Story, Destination Finale) et Scott Aboott (La Reine des Damnés). Le duo de scénariste n’est pas un mauvais choix mais malheureusement, raconter cette histoire en seulement quatre épisodes avec la narration d’une série, donne lieu à un découpage très étrange. Il y a donc à la fois des moments ennuyeux et des moments plus rythmés.
Un jeune couple d'américains vivant à Paris est la proie du Diable...
L’ouverture de Rosemary’s Baby ressemble à une sorte d’empilement de clichés parisiens : les pickpockets, du Carla Bruni en fond sonore, les célèbres ponts, Notre Dame de Paris, la Tour Eiffel, etc. On sent que la mini-série mise à fond sur Paris. C’est vrai que notre capitale est très belle et qu’elle a des atouts que l’on peut montrer à l’écran mais était-ce nécessaire de nous jouer une carte postale pour ouvrir la mini série ? Je n’en suis pas si sur. C’est pourquoi je trouve dommage qu’ils aient adapté ça en aussi peu d’épisodes. Une petite saison de 10 épisodes aurait peut-être été plus intéressante, notamment pour faire évoluer la timeline qui n’est pas suffisamment fluide à l’écran. Tout cela est mis en scène de façon plutôt intelligente, notamment car Agnieszka Holland (Treme, Sacrifice) nous plonge dans un univers mystérieux, bien loin du côté glossy de 666 Park Avenue par exemple. C’est donc plus sobre mais c’est aussi très sombre. Mais alors, qu’est-ce qui ne fonctionne pas finalement dans Rosemary’s Baby ? Peut-être est-ce aussi l’impression que toute la première partie a énormément de mal à lancer le tout. Démarrer une mini série c’est généralement difficile car il faut trouver un bon équilibre entre quelque chose de rythmé et en laisser suffisamment pour la suite.
Bien que Rosemary’s Baby en laisse suffisamment pour la seconde partie (qui sera diffusée ce jeudi aux Etats-Unis), j’aurais peut-être apprécié que la série ne soit pas trop focalisée au début sur le lieu dans lequel elle est tournée (je sais, Paris ça doit coûter cher et il faut rentabiliser l’investissement). Zoe Saldana là dedans n’est pas si mauvaise que ça. Du moins elle fait le boulot qu’on lui demande, ni plus ni moins. Il était assez agréable de voir Carole Bouquet que j’aime beaucoup et qui elle aussi était délicieuse dans ce rôle de femme mystérieuse qui va rapidement avoir une emprise sur ce jeune couple qui ne pourra pas s’en sortir tout seule. La scène finale de ce premier épisode est encourageante pour la suite en espérant que l’aspect horrifique de Rosemary’s Baby démarre réellement. Pour le moment c’est une mise en place un peu lourdingue que l’on a à l’écran et je dois avouer que je m’attendais à bien mieux de la part de cette mini-série. J’étais tout excité quand NBC l’avait annoncé et maintenant je le suis un peu moins. La déception est par moment même très grande. NBC avait également en projet une adaptation nouvelle de The Tommyknockers (de Stephen King) et j’aurais adoré voir ça… même si maintenant j'ai un peu peur.
Note : 4.5/10. En bref, une mise en place goinfrée et pas toujours très réussie. Il y a des atouts mais l’on a l’impression de voir un épisode de 666 Park Avenue à Paris qui se serait pris au sérieux.