Critiques Séries : Esprits Criminels. Saison 9. Episode 24. Demons (Part 2).

Publié le 19 mai 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Esprits Criminels // Saison 9. Episode 24. Demons (Part 2).
SEASON FINALE


La première partie du final de la saison 9 était très conventionnel. Disons qu’au milieu de séries policières faites de dictats et de conventions, forcément qu’il fallait bien qu’il y en a une (au moins) qui s’arrange pour ne pas vivre de ses propres elles. Cette année c’est malheureusement tombé sur Criminal Minds. Certes il y avait des personnages qui sont mis en danger et j’avais envie qu’à l’issue de l’épisode quelqu’un meurt réellement. Alors certes, cela se serait joué entre Reid et Morgan et je n’ai pas vraiment envie d’en perdre l’un des deux mais après tout c’est aussi le jeu et cela aurait peut-être permis de relancer Criminal Minds dans une nouvelle direction, encore plus sombre la saison prochaine. L’épisode en lui-même était bien meilleur que la première saison. On sent ici que les scénaristes se font un peu plus plaisir, s’accordant quelques scènes d’action. Ce n’est pas aussi réussi que celle de la fin de l’épisode précédent c’est certain mais en tout cas il y a pas mal de moments où justement la série sort de son registre de profiler pour tenter à la fois les émotions (au chevet de Reid) mais aussi l’action pure et dure. La série fait quelque chose de plutôt efficace alors que je m’attendais sincèrement à ce que cela soit un peu trop ennuyeux.
La première partie n’était pas très passionnante, notamment car je n’ai pas ressenti les enjeux. Pour le coup, « Demons » nous permet de mieux cerner le méchant de l’histoire et donc de se retrouver face à un film légèrement plus réussi à mon goût. Criminal Minds a parfois un peu de mal à nous donner l’impression que l’on est arrivé au bout de la saison. L’épisode n’avait peut-être pas la forme d’un final de saison, ou bien est-ce simplement le sujet qui ne permet pas suffisamment de choses. Malgré tout, l’empathie est là quant au sort de Reid. C’est même Blake qui va apporter la plus belle dose d’émotions de l’épisode. Je ne m’y attendais pas du tout, surtout que le personnage était un peu en retrait cette année. Malgré tout, l’épisode cherche à réellement donner à Blake l’occasion de s’exprimer et de parler d’elle. J’aime bien les personnages de la série et celui-ci, introduit au début de la saison 8, était une bonne idée. Loin des personnages précédents de la série, peut-être plus timide mais plus sombre et plus intelligent. Il faut dire que Jeanne Tripplehorn est un vrai atout dans cette série et j’espère sincèrement qu’ils vont tout faire pour ne pas la laisser partir. Car ce serrait tellement bête de perdre cette actrice qui a tout de même remplacé Paget Brewster (que je ne regrette pas du tout).
Pour en revenir à cet épisode, celui-ci se permet d’aller dans une direction plus sombre, un peu comme la seconde partie de la saison. Les images sont très noires, peut-être un peu trop par moment. Le fait que cela se déroule là nuit et de la sorte m’a rappelé légèrement ce double épisode qui s’était déroulé à cheval entre la saison 5 et la saison 6. Un double épisode se déroulant lors d’un black-out. Ce n’était pas ce que Criminal Minds avait fait de plus reluisant et puis celui-ci est tout de même beaucoup plus réussi. Mais je préfère tout de même quand la série se permet des choses en plein jour, notamment car il y a souvent des séquences dans des lieux qui changent de ce que l’on a l’habitude de voir dans les séries policières. Je pense par exemple à des scènes désertiques ou bien à des villages étranges et un peu paumé au fin fond des Etats-Unis (mon genre de prédilection dans les séries et au cinéma quand il s’agit de créer des ambiances mystérieuses). Finalement, ce dernier épisode était correct et s’en sort grâce à quelques jolies scènes d’action et à l’émotion qu’il procure. Comme quoi, je peux être ému par Criminal Minds et pas par Grey’s Anatomy qui avait bien plus d’enjeux dramatiques en cette fin de saison. C’est sacrément bon signe pour Criminal Minds.
Note : 6.5/10. En bref, un final parfois convenu mais qui s’en sort grâce à quelques originalités.