TOTORRO – Home alone (2014)

Publié le 25 mai 2014 par Papasfritas69

De qui parle-t-on ? :

Groupe Français composé de 4 personnes : Xavier Rosé, Bertrand James, Jonathan Siche et Christophe Le Flohic.

De quoi parle-t-on ? :

Post-rock alliant la puissance de Mogwai et la musicalité de Tortoise.

Rythme :

-   Je me suis endormi dans mon fauteuil

-   Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-   Mes pieds se mettent à bouger

-   Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-   Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Respecte les codes du genre avec des variations rythmiques et sonores incessantes, pas vraiment le genre de musique qui donne l’envie de se bouger.

Accessibilité :

-   Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-   Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-   Mélodie agréable mais sans aspérité

-   Les refrains entrent directement dans ma tête

-   Que des hits taillés pour les stades

A consommer sur le long terme, non pour décrypter un système complexe mais pour intensifier son plaisir à chaque écoute.

Audience :

-   Musique que madame me demande de réécouter

-   Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-   Madame s’en va quand je l’écoute

-   Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-   Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Malheureusement, ces plages instrumentales, parfois assez noisy, restent l’apanage de quelques initiés.  

Qualité audiophile :

-   J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-   Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-   S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Dans certains morceaux on fait le grand écart entre l’Ambient et le Speed-metal, difficile donc de trouver les bons réglages de volume avec un appareil portatif.

Conclusion :

-   Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-   Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-   Je l’écoute facilement mais sans émotion

-   J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-   Il tourne en  boucle sur ma platine

Avec cet Home alone, la filiation avec Mogwai est ici clairement affichée. Ceci n’enlève rien à la qualité du rock instrumental du quatuor Rennais. A l’écoute de l’album de Totorro, on ressent le même plaisir intense que lors de la découverte d’autres génies défricheurs de la musique sans paroles, Ratatat ou Boards of Canada. Six années après un premier EP porteur de tant d’espoirs, Totorro enfonce le clou de notre confiance en nous réservant cet opus plein d’originalité et d’une maturité assez bluffante.