FRONT NATIONAL : Entre dialogues de sourds et dérapages

Publié le 08 juin 2014 par Misteremma @misteremma


Hier soir, Jean-François Kahn était l’invité de Laurent Ruquier dans son émission de France 2 On n’est pas couché pour la sortie de son livre Marine Le Pen vous dit merci. C’est à un véritable dialogue de sourd que nous avons assisté entre l’écrivain et le polémiste Aymeric Caron. L’un parlant de ressenti et l’autre se retranchant derrière des statistiques et des chiffres pour argumenter sa pensée.

C’est merveilleux, je n’ai payé personne pour vous avoir face à moi mais c’est formidable (…) Au fond dans ce livre, je parle de vous, pas vous personnellement mais quelque part je parle de ce que vous représentez, vous et quelques autres, de votre façon de combattre le Front national qui a été un échec total, et quelque part, sans que vous vous en rendiez compte, a fait son jeu.

Chaque parole d’Aymeric Caron donnait du crédit à Jean-François Kahn. A ses côtés, Natacha Polony levait les yeux au ciel à chaque prise de parole de son ancien acolyte et Laurent Ruquier tentait de faire comprendre la position de Kahn mais rien n’y fit. Une dernière question sur DSK viendra conclure le débat par un ultime pic à Caron :

Je suis content de cette question. Quand on dit une connerie, on reconnait la connerie. On ne s’enferme pas en disant « non non j’ai jamais dit de connerie, j’ai raison… ». Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu cette phrase en effet qui m’a échappée, dans une émission d’une heure et demie sur la philosophie de la réalité. J’ai reconnu que j’avais dit une connerie. Reconnaissons quand on dit une connerie, reconnaissons quand on fait une connerie.

Et pendant ce temps, Jean-Marie Le Pen continue à s’amuser sur le dos de Yannick Noah et dérape sur Patrick Bruel en promettant d’organiser une fournée (Définition du mot : Ensemble de pièces, d’objets mis ensemble à cuire ou à traiter dans un four).