Reprenant efficacement les codes du genre, les auteurs proposent plusieurs histoires courtes, qui semblent à première vue indépendantes, mais qui se retrouvent finalement liées grâce à la présence de personnages récurrents et de ce livre qui, en voyageant de mains en mains, sert finalement de fil rouge à l’ensemble. Chaque nouveau propriétaire de l’ouvrage de Lucy Loyd se retrouve ainsi victime d’une mort souvent cruelle, qu’il peut de surcroît contempler dans les pages du bouquin maudit qu’il tient entre les mains.
En s’appuyant sur une narration habile qui parvient à entrelacer les différents récits, tout en soignants les chutes et en bouclant la boucle, les auteurs parviennent à livrer une bande dessinée originale et finalement amusante, malgré la quantité de sang versé au fil des pages. Une bonne dose d’humour noir permet en effet de conclure les histoires de manière aussi cynique que sanglante. En multipliant les pleines pages percutantes, le graphisme à l’américaine accompagne également avec beaucoup de brio ce concept original qui devrait ravir les fans de « Doggybags ».
À lire à vos risques et périls !