Être mère tardivement, un indicateur de longue vie ?

Publié le 26 juin 2014 par Santelog @santelog

Une plusforte résistance aux maladies liées au mode de vie ou encore une petite taille, les facteurs associés à la longévité sont hétérogènes et multiples. Ici, cette étude de l’université de Boston associe, pour des raisons génétiques, la capacité pour les femmes à avoir naturellement des enfants tard dans la vie et une espérance de vie prolongée. Selon les conclusions, publiées dans la revue Menopause, certaines variantes génétiques communes permettent à la fois une conception tardive et une plus longue durée de vie.

Tardivement s’entend ici à un âge supérieur à 33 ans, un âge plutôt courant pour avoir encore des enfants dans nos sociétés modernes. Cependant, avoir un enfant après 33 ans s’avère ici associé à une durée de vie supérieure à celle de femmes qui ont eu leur dernier enfant avant 30 ans.

Cependant l’étude ne recommande pas aux femmes d’attendre un âge avancé pour avoir des enfants, ce qui diminuerait, en moyenne, leurs chances de conception. Ici, le Dr Thomas Perls, auteur principal de l’étude explique que l’âge du dernier accouchement est un indicateur de la vitesse du vieillissement. L’aptitude naturelle à avoir un enfant à un âge plus avancé indique que le système reproducteur de la femme vieillit plus lentement, comme le reste de son organisme.

Son étude a analysé les données de la Long Life Family Study (LLFS), une étude à la fois psychosociale et génétique menée sur 551 familles nombreuses vivant à des âges exceptionnellement avancés. Les chercheurs ont recherché les âges auxquels les femmes avaient donné naissance à leur dernier enfant et rapproché cette donnée de leur durée de vie.

L’analyse révèle que,

·   les femmes qui ont eu leur dernier enfant après l’âge de 33 ans avaient 2 fois plus de chances de vivre jusqu’à 95 ans ou plus, vs les femmes qui avaient eu leur dernier enfant à 29 ans.

·   les femmes sont le «  berceau  » de l’évolution des variants génétiques qui ralentissent le vieillissement et diminuent le risque de gènes liés à l’âge, bref d’une évolution génétique favorable à une extrême longévité.

Des variants génétiques favorables : Une femme porteuse de ces variantes est capable d’avoir des enfants durant une période de temps plus longue, ce qui augmente ses chances de transmettre ces variantes à la génération suivante. Ce profil génétique et sa transmission peuvent également contribuer à expliquer pourquoi les centenaires sont majoritairement des femmes.

Alors que de précédentes études avaient déjà fait l’association entre l’âge maternel à la naissance du dernier enfant et une longévité exceptionnelle, ces résultats montrent l’importance de la recherche sur les influences génétiques sur la capacité de reproduction, car ces influences auraient également un impact sur le taux de vieillissement et la prédisposition aux maladies liées à l’âge.

 

Source: Menopause via Boston University Medical Center Reproduction later in life is a marker for longevity in women (Visuel© detailblick. – Fotolia.com)