IVG en 2012 : Toujours 26.000 chez les très jeunes femmes

Publié le 02 juillet 2014 par Santelog @santelog

Une stabilité, voire une très légère baisse en 2011 et 2012 du nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG), mais toujours 26.000 IVG chez les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans, c’est ce que l’on peut retenir de ce bilan sur l’évolution de l’IVG en France, proposé par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Avec simultanément un recours accru à la contraception d’urgence et, surtout, l’attente de prochaines données liées à la baisse spectaculaire du recours aux contraceptifs oraux de troisième et quatrième générations.

Car, selon ce bilan, le nombre d’IVG est stable en dépit du recours accru à la contraception d’urgence. En particulier chez les femmes de moins de 20 ans. Jusqu’en 2012, le nombre d’IVG chez les plus jeunes femmes, ne s’explique toujours pas par une absence de contraception (3% des cas seulement) mais par un défaut de fonctionnement ou d’utilisation de la contraception (oubli de pilule, accident de préservatif). Ces résultats devront être confirmés par le prochain bilan, avec le recul nécessaire sur les effets de la chute du recours aux contraceptifs oraux combinés (COC) de 3ème et 4ème génération.

Une évolution qui pourrait venir alourdir le nombre déjà considérable d’IVG chaque année, soit près de 219.200 pour l’année 2012 et le taux de recours, soit 14,5 IVG pour 1.000 femmes en Métropole. C’est d’ailleurs la tendance révélée par les dernières données issues du PMSI qui révèlent pour 2013, une augmentation de 4,7 % par rapport au chiffre de 2012.

Les IVG médicamenteuses représentent 49 % des IVG réalisées en établissements et 57 % du total des IVG en Métropole. Les IVG pratiquées hors établissements représentent 15 % du total des IVG en Métropole et 22 % dans les DOM, où pourtant la pratique des IVG en centres de santé, centres de planification ou d’éducation familiale ne s’est pas répandue.

Rappelons enfin que depuis le 31 mars 2013, l’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie tout comme les contraceptifs remboursables pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, sur présentation d’une ordonnance et de la carte Vitale des parents. Cette mesure, non discutable, a pu néanmoins contribuer à la hausse perceptible du nombre d’IVG recensé.

 

Source: DREES Études et résultats n° 884, juin 2014 27/06/2014Les interruptions volontaires de grossesse en 2012