"Je L'Aimais"

Publié le 20 mai 2008 par Missbrownie
  D'Anna Galvada, je n'avais lu qu'"Ensemble c'est tout". Mes collègues me l'avaient tellement recommandé que je ne pouvais passer à côté...
Bien sûr, j'avais adoré ce bouquin. Tellement que je l'avais offert ensuite à ma maman pour son anniversaire. Puis cette Paulette me rappellait tellement ma grand-mère que j'avais envie que ma maman pense la même chose.
Quand j'aime bien un livre d'un auteur, j'aime en lire un 2ème, en espérant ne pas être déçue.
J'ai une collègue qui a plusieurs Gavalda et Kennedy dans sa bibliothèque alors je me suis tournée vers elle pour savoir ce qu'elle avait à me prêter. J'espèrai qu'elle ait "35 kilos d'espoir", mais elle ne l'avait pas... Elle m'a donc prêter "Je l'aimais", ma lettre G du challenge ABC.
  "Je l'aimais" est un petit roman, loin des pavés que je lis habituellement.
Comment raconter une histoire en si peu de page? Me demandais-je...
Dès les premières lignes, j'ai accroché à l'histoire de cette femme tout juste abandonnée par son mari. Il est parti avec une autre. Elle est sous le choc, elle ne comprend pas, elle pleure beaucoup. On se met à sa place. Comment réagirions-nous dans sa situation?
Sauf que dans l'histoire, il y a son beau-père. Il l'a emmené avec ses filles dans la maison familliale. Puis lui qui a toujours été froid et distant s'ouvre le temps d'un we.
Il défend son fils qu'il trouve courageux parce que lui aussi à un passé et qu'il en souffre. Il se confie à sa belle fille qu'il apprécie beaucoup. Puis elle se met à l'écouter, à vouloir en savoir plus.
Bizarrement dans ce livre, on prend pitié pour cette Homme qui a laissé filé l'amour et on en oublie presque cette femme qui souffre d'avoir été trompée. Peut-être parce qu'au fond, on se dit que l'amour devrait être plus fort que tout, plus fort même que des liens du mariage.
C'est un petit livre mais il est fort. Il fait réfléchir.


Et vous, l'avez-vous lu? Quelles leçons en tirez-vous?

Synopsis :

À soixante-cinq ans, il est à l'âge des bilans. Elle en a moitié moins et rumine son chagrin. Celui d'avoir été plantée là avec ses deux filles par un mari volage parti pour une "femme moins usée". A priori, Pierre et Chloé n'ont pas grand chose à partager. Il en décide pourtant autrement, emmenant sa belle-fille sur un coup de tête pour quelques jours à la campagne. Au fil d'un long dialogue, ils vont peu à peu se livrer. Tombe alors le masque du "vieux con" autoritaire et hautain attribué un peu hâtivement par Chloé à son beau-père. L'homme renfermé aux jugements définitifs révèle une blessure et une sensibilité à fleur de peau, tandis que la jeune femme pleine de vie reprend le dessus sur l'épouse éplorée.