Critique Ciné : Heatstroke, coup de soleil

Publié le 05 juillet 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Heatstroke // De Evelyn Purcell. Avec Stephen Dorff, Svetlana Metkina et Maisie Williams.


Le désert africain est un décor de rêve pour toute personne qui a envie de réaliser un film. Les décors sont magnifiques et forcément, Evelyn Purcell a voulu en tirer partie. On passe donc tout notre temps dans ce désert à chercher de l’eau, une sortie, à échapper à des hommes armés, etc. Heatstroke n’a donc pas inventé quoi que ce soit et ne réinvente même rien du tout. C’est dommage dans le sens où il y avait tellement de choses à faire avec un tel sujet mais celui-ci se contente de faire dans le déjà-vu. Il n’y a pas grand chose d’ambitieux là dedans et pourtant, je ne peux pas dire que j’ai passé un désagréable moment non plus. C’est le truc avec les Direct to DVD de ce genre là, il n’y a rien de brillant mais il y a malgré tout un petit je ne sais quoi qui nous donne envie de rester jusqu’au bout. Je dois avouer que pour moi c’est en grande partie grâce aux décors. Le désert africain est un décor magique, entre ces plaines arides, des arbres étranges, ses hyènes qui se baladent, les dangers de la nature (les serpents, les scorpions, etc.). Il y a de tout là dedans que l’on n’a pas l’occasion de voir tous les jours dans notre bon pays français. 
Durant un voyage familial dans le désert africain, un chercheur va sans le vouloir traverser en territoire ennemi et être brutalement assassiné par des vendeurs d’armes. Sa petite amie et sa fille sont alors en danger et doivent tout tenter pour suivre…
Pourtant, Heatstroke n’a donc pas inventé l’eau chaude. On retrouve là dedans Stephen Dorff (qui ne va malheureusement pas faire tout le film et c’est presque dommage) mais les vrais héros (ou plutôt les vraies héroïnes) ce sont Svetlana Metkina (Bobby, Evidence) que je n’ai jamais eu la chance de réellement connaître dans ses rôles précédents tant ceux-ci sont mineurs et Maisie Williams (Game of Thrones) que tous les fans de la série de HBO auront forcément reconnu. Car un bon DTV ne se ferait pas sans Peter Stormare (Prison Break) en méchant, c’est le cas encore une fois ici. Le tout fonctionne donc plutôt bien dans son ensemble même si ce n’est pas le genre de trucs que j’ai envie de voir tout le temps mais une fois de temps à autre, cela ne fait pas de mal. Par ailleurs, pour un film qui s’appelle Heatstroke, je dois avouer que j’ai pris un coup de chaud. Au début, j’ai cru que j’allais voir un film totalement différent, avec des scènes d’action où Stephen Dorff tirerait dans tous les sens afin de venir à bout des prédateurs de la région. J’ai vraiment cru que j’allais voir ça mais étant donné que je n’avais pas lu le résumé, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre si ce n’est à un coup de soleil.
Par ailleurs, j’aimerais tout de même signaler que d’un point de vue de la photographie, ce n’est pas trop mal. Ben Nott (Demain, quand la guerre a commencé) a plutôt bien travaillé, cherchant à nous offrir par moment de magnifiques points de vues (une tempête de sable, des nuages gris nuancés par le soleil couchant, etc.). Je suppose que pour trouver de tels décors il ne faut pas trop chercher mais en tout cas, c’était une très bonne idée que d’aller tourner sur place plutôt que dans un studio et au milieu de l’Arizona. Heatstroke est donc un film plutôt correct qui par moment ne sait pas trop où aller et qui du coup peut légèrement nous ennuyer. Mais je crois que c’est quelque chose qui arrive dans tous les films en Direct to DVD qui plus est dans ce registre là de femmes qui sont poursuivie par des ravisseurs. Cela aurait pu être légèrement plus rythmé aussi. Si la fille et la femme ont parfois un peu de problème pour faire évoluer l’intrigue, le tout fonctionne avant tout grâce à une volonté bien nette de la part des scénaristes de mettre en avant les paysages avant le reste.
Note : 4.5/10. En bref, bien que médiocre le film s’en sort bien grâce à ses décors et au coup de chaud qu’il donne.
Date de sortie : Directement en DVD