[Critique] CABIN FEVER 3

Par Onrembobine @OnRembobinefr

Titre original : Cabin Fever : Patient Zero

Note:
Origine : États-Unis
Réalisateur : Kaare Andrews
Distribution : Sean Astin, Currie Graham, Mitch Ryan, Ryan Donowho, Brando Eaton, Jillian Murray…
Genre : Horreur/Suite/Saga
Date de sortie : 7 juillet (DTV)

Le Pitch :
Marcus va se marier. Pour fêter sa dernière nuit de liberté, son frère et deux amis décident de l’emmener sur une île déserte des Caraïbes. Sur place, la frénésie laisse vite la place à l’effroi lorsque les joyeux drilles découvrent que l’océan n’abrite que des poissons morts. Il y a aussi ces vilaines irruptions cutanées purulentes qui commencent à apparaître sur la peau de la douce Penny. Rien de rassurant en somme pour les fêtards, qui ignorent qu’à l’autre bout de l’île se trouve un laboratoire secret abritant le patient zéro. Le premier porteur d’un virus carnassier horriblement contagieux…

La Critique :
C’est au turbulent et grand amateur de tripailles Eli Roth, que nous devons le premier volet de Cabin Fever. Un film bien dégueulasse et néanmoins drôle, qui a vite donné des idées aux producteurs désireux de surfer sur la vague. Inspiré des problèmes de peau de Roth (véridique), Cabin Fever s’impose alors vite comme la nouvelle référence du film d’infectés. Un genre à part entière prétexte à de vilaines effusions de sang mêlées de pue et d’autres sécrétions corporelles sujettes à des flots de vomis. Bref, Cabin Fever 3 n’est pas le genre de truc qui facilite la digestion après un repas un peu trop copieux.

Prenant la suite de Ti West, dont le deuxième volet de la saga constitue le seul faux pas de sa carrière, Kaare Andrews remet les compteurs à zéro et raconte les origines de l’infection, ou quelque chose du genre. À vrai dire, on se fout un peu que Cabin Fever 3 se déroule avant ou après le premier volet. Ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est que le film garde son identité. De ce côté là, pas de soucis. À défaut d’être original, inventif ou encore passionnant, Cabin Fever 3 est bien gerbant.
Le contrat est rempli. Dès que la maladie infectieuse fait son œuvre sur la peau des pauvres victimes, c’est la fête à la barbaque sous les cocotiers, et le réalisateur d’en rajouter des louches, en délocalisant l’action dans un espèce de laboratoire secret, qui fait étalage des ravages du virus.
Trip gore pour estomacs bien accrochés, Cabin Fever 3 comblera celles et ceux qui attendent de l’horreur qui tâche. Les autres beaucoup moins tant le long-métrage n’a finalement que sa propension à faire gicler l’hémoglobine, à faire valoir.
Ainsi, le côté comique propre au premier film d’Eli Roth est ici mis en sourdine, si on fait exception d’un ou deux gags foireux et foirés. Andrews se contente de suivre une intrigue linéaire ultra classique, dont le seul but est d’amener les protagonistes (un crétin bodybuildé, une nana canon, un mec sensible et un héros qui s’ignore) dans les terres du mal. En filigrane, le réalisateur nous propose sa version des origines du fléau, via le patient zéro, alias ce bon vieux Sean Astin, décidément en mal de bons rôles depuis son départ de la Terre du Milieu de la trilogie du Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson. Une galerie de personnages répondant à tous les clichés du genre à laquelle s’ajoute un médecin véreux, et deux assistantes antinomiques. Bref, pas de quoi se lever la nuit, malgré l’accroche de la jaquette qui clame haut et fort que ce troisième opus est le meilleur de la saga.

Niveau mise en scène, c’est là aussi le calme plat. Rien à signaler. Sans génie aucun, Kaare Andrews emballe son plat de barbaque de façon classique, et condamne par là encore un peu plus son produit à échouer dans les bacs de soldes des revendeurs de DVD et de blu-ray.
Pas non plus ultra mauvais, Cabin Fever 3 est plus anecdotique qu’autre chose. Si les effets-spéciaux sont finalement plutôt réussis compte tenu du micro budget du film, on ne peut pas en dire autant du scénario ou des acteurs en roue libre. Inutile, ce préquel s’avère ainsi plus que dispensable et reste donc réservé aux amateurs les plus hardcore…

@ Gilles Rolland

Crédits photos : M6 Vidéo

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