Colchester Carnival

Publié le 20 juillet 2014 par Pomdepin @pom2pin

Le sunday tag revient la semaine prochaine, car l’actualité débridée de ma ville paumée prime. Si. Avant tout, une petite précision, le Colchester Carnival n’a rien à voir avec mes habituelles fautes d’orthographe, ça s’écrit bien avec un i. Je ne sais pas pourquoi. Mais comme les principaux organisateurs sont des copains, je ne manquerais pas de leur demander. Enfin, bon, on a un carnaval à Colchester, il n’y a pas que la fête de l’huître pour mettre de l’ambiance, qu’est ce qu’on s’amuse dans l’Essex!


(A côté, la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de foot, c’était de la rigolade. )

Les festivités commençaient à 11 heure du matin. L’orage aussi. Pour rester dans l’ambiance festive, on a même eu droit à une tempête digne des tropiques. Youpi. On a prudemment décidé de tenter une sortie dans l’après midi, pour laisser le temps à la boue de sécher un peu. Quand je dis on, c’est uniquement les filles et moi, L’Ado et Pré Ado déclinant poliment, et Marichéri prétendant qu’il se sacrifiait pour garder Bébé 5, ben voyons. Du coup, j’ai fait les photos moi même, ce qui explique pourquoi elles sont toutes ratées, de biais et à contre jour. Mais c’est l’ambiance qui compte non? On est donc parti toutes les trois pour le parc du château, audacieusement connu sous le nom de Castle Park.

Il y avait des tentes avec diverses activités désopilantes dans tout le parc. Ça m’a rappelé les bodegas, où l’on sert à boire pendant les ferias dans mon Sud Ouest natal (d’ailleurs, mon papa en tient une en ce moment même, si vous voulez aller lui faire un petit coucou). Sauf que bien sur, le rosé est remplacé par de la bière ici. Ça n’a pas eu l’air de poser problème aux visiteurs. Le parc de château est très grand, et bien, une bonne moitié était encombrée de buvettes et baraques à frites. Ça serait bête de se laisser dépérir alors que la ville est en pleine animation. Et puis, c’est pour la bonne cause, tous les profits vont à des associations caritatives. On a bien vu, même en pleine après-midi, il y avait la queue pour avoir sa pinte. Les anglais sont comme ça, très généreux.


(Toujours pour me rappeler des souvenirs, une espèce de banda, de fanfare locale…ils sont très bien. On ne peut pas dire que ce soit très musical, mais ils font un boucan infernal en buvant de la bière. Je suis sûre qu’ils s’intégreraient parfaitement à la fête de Mont de Marsan)

Il y avait également une sorte de fête foraine (Castle Park est vraiment immense). Princesse 1 s’est précipitée pour essayer le mur d’escalade. C’était parfait, très sécurisé. Il a fallu un bon quart d’heure pour lui enfiler tout le matériel, avec harnais, sangles, casque, on aurait dit un mulet partant pour l’Everest. Elle a gaillardement attaqué, toute fière, sous l’œil envieux de Princesse 2 (trop petite pour jouer) et s’est mise à hurler comme une banshee à 20 centimètre du sol, pour descendre, pendant que sa sœur s’étranglait de rire.


(Le char du zoo. Je suis très déçue, alors qu’ils passent leur temps à égarer des animaux dans la nature, ils n’ont même pas été fichu d’en mettre un vrai sur leur char.)

Heureusement, c’était l’heure de rejoindre la rue principale pour voir passer la parade. Il y avait un monde fou, des vendeurs de trucs indispensables comme des sifflets, des machins fluorescents, des horreurs en peluches, tout ça au milieu d’une foule compacte, entassée pelé mêle sur les trottoir, par plus de 30 degré à l’ombre. Les effluves de fritures se mêlaient agréablement au relents de sueur, les gens étaient collés entre eux par un réseau serré de barbapapa, les bébés pleuraient…un bonheur. Seulement voilà, je viens donc des Landes. Les défilés de fêtes, ça me connaît (gros succès auprès des filles quand je les ai informé que petite, je ne regardais pas la parade, j’étais dedans. Déguisée en landaise. Il y a des photos, et non, je ne les montrerais pas).


(Il y a même des participantes qui ont pensé à célébrer l’anniversaire du droit de vote des femmes!)

J’ai donc calmement empoigné les gamines, fendu la foule à coup de coudes amicaux, dépassé un troupeau une famille joliment habillée d’un assortiment de t-shirts publicitaires et de bobs fluos, écrasé poliment les pieds d’un ou deux ados, écroulés sur le trottoir, trop occupés à être cool pour se pousser, et j’ai installé tranquillement les filles en hauteur, à la terrasse d’un café.


(C’est un groupe bolivien. Je sens que ça vous impressionne, non?)

Il a fallu leur jurer que si, on y verrait aussi bien que les imbéciles qui allaient se faire écraser les orteils par les chars, en s’entassant bêtement au milieu de la rue. En plus, on était assise et avec un jus d’orange. Je me suis quand même bougée un peu pour prendre les photos, mais pas plus. Ce qui explique aussi pourquoi vous avez des gros plans sur l’oreille d’un voisin, ou le coude d’un autre. Surtout qu’un charmant monsieur en chemise à fleurs ravissante (si, si, rose vomi et vert diarrhée, un chef d’œuvre) avait décidé qu’il prendrait à chaque fois la même photo que moi, vraiment la même. En tendant à bout de bras son appareil devant mon téléphone. Heureusement, ça n’a pas entamé l’enthousiasme de mes filles, Princesse 2 déclarant que c’était "one thousand times super bien", c’est dire.

On a vu passé les indispensables majorettes, rebaptisées crânement pom pom girls. Il y avait des jongleurs, des clowns, Peppa Pig, des danseurs, des chars, de la musique. Princesse 2 était cramponnée à sa barbapapa, en pleine extase, pendant que je croquais discrètement une poignée de nurofen, pour la migraine.


(Les majorettes c’est bien, mais les Morris dancers, ça fait quand même plus local. Ils sautillent en tous sens et ont des clochettes accrochés aux mollets, pour être sur de faire le plus de tintamarre possible. C’est folklorique, youpi)


Sérieusement, (attention, c’est un message perso) comme diraient mes filles en franglais, c’était "giant mega trop super cool" , bravo Dan et Magali!