Kangourou Jack

Publié le 25 juillet 2014 par Olivier Walmacq

Deux ahuris sont envoyés par le beau-père mafieux de l'un d'eux pour donner une somme d'argent à un certain Monsieur Smith. Sauf que l'argent est dans la veste d'un de nos cocos et cette dernière a attéri sur le dos d'un kangourou...

La critique hop hop hop de Borat

Il y a des films qui vous collent à la rétine et parfois pour de mauvaises raisons. Par un soir de juillet 2003 (je crois d'ailleurs que c'était le jour de sa sortie, soit le 16), votre cher Borat dans son infinie jeunesse allait voir Kangourou Jack. Il n'en est pourtant pas à sa première erreur en cet été caniculaire: il a déjà vu Hulk et Shanghaï Kid 2 et s'apprête à voir Charlie's angels (oui je sais pour celui-là il fallait être vraiment très con!) et Tomb Raider 2. Je commettrais même la connerie d'acheter le DVD. Kangourou Jack est pourtant une production qui n'est pas sans le sou. 60 millions de $ de budget, ce goinfré de Jerry Bruckeimer à la production et surtout plusieurs acteurs connus: Jerry O'Connell célèbre gosse de Stand by me devenu star de la télé avec les séries Sliders et Preuve à l'appui; Anthony Anderson sidekick fat black par excellence; Christopher Walken, Michael Shannon (probablement perdus), Estella Warren et Marton Csokas. Résultat: 80 millions de $ de recettes, soit un peu plus que sa mise, ce qui ne l'empêche pas d'être un flop d'autant qu'il ne marche pas à l'international. Heureusement aussi que le film est tombé et sorti dans un certain anonymat en France, passant très rarement à la télévision (heureusement quand on sait que la TNT nous inflige tout et n'importe quoi). 

Le film est d'abord cousu de fil blanc et l'on devine assez rapidement que si nos larrons ont une certaine somme d'argent en poche et qu'ils sont envoyés dans l'outback australien que ce n'est pas simplement pour donner de l'argent. C'est un peu comme si vous étiez devant votre gâteau d'anniversaire et que vos parents vous disent "non c'est pour le voisin!". D'autant que ce n'est qu'un moyen pour faire un banal buddy-movie avec deux copains depuis l'enfance qui ne cessent de se chamailler pour tout et n'importe quoi. Bon il faut dire que les deux sont d'une lourdeur à toute épreuve. Le premier perd complètement un câble en croyant qu'Estella Warren est un mirage (sa carrière oui mais ses seins non); se retrouve toujours dans les magouilles de son pote quand ce ne sont pas celles de son beau-père, sans compter qu'il est particulièrement gauche. Le second, en plus de ne pas être mince, est un vrai boulet attirant les merdes comme une mouche, avec une chienne qui s'appelle Gaufrette (ce n'était pourtant pas piqué des hannetons) et qui commet l'énorme connerie de mettre un blouson bourré de dollars sur un kangourou qu'il pense mort! Donc tout ce film part d'une idée ridicule avec un kangourou en CGI qui se trimballe 500 000 $ en poche et deux cons essayant de le retrouver avec une dresseuse, alors qu'ils ont la famille mafieuse et un tueur à gage aux fesses!

Si encore le film avait une bonne ambiance de buddy movie pourquoi pas, mais les comédiens sont mauvais, Shannon et Csokas serrent les dents à mort, Walken réussi à rendre son rôle bon dans un si mauvais film (c'est fou comme cet acteur peut être bon même dans un navet pareil), les péripéties sont invisibles et on s'ennuie fortement au bout d'un moment. Et puis film familial oblige, nous avons droit au recyclage des pets. Soit le gag que l'on utilise en général quand on ne sait plus quoi faire pour faire rire et Eddie Murphy sait de quoi je parle. Donc les chameaux pètent et pour faire une grosse vanne, Anderson sort hilare que le dernier (hyper long et lourd histoire d'en rajouter une couche) est de lui. Whaow! Quelle finesse! Mais la séquence foireuse par excellence étant ce rêve du héros où il reçoit la visite du kangourou qui lui sort moult conneries et où son beau-père et son pote deviennent des kangourous pendant que d'autres marsupiaux dansent ou font du hip-hop  sur son pognon! Du grand portnawak tout en CGI foireux (faut voir la gueule des kangourous). Sans compter le final où il refait un petit one-man-show avant le générique.Par ailleurs, lors de mon récent visionnage, mes amis et moi avons trouvé deux beaux faux-raccords gros comme un paté de maison. Le premier est l'aile d'un avion qui est dégommé avant de subitement réapparaître. Le second est une corde qui apparaît, disparaît, réapparaît puis disparaît durant tout une scène! 

Un gros navet familial où ça joue mal, ça pète ou tatte des seins dans des gags mauvais comme cochons.

Note:

Note naveteuse: 15/20