Critiques Séries : Halt and Catch Fire. Saison 1. Episode 9. Up Helly Aa.

Publié le 01 août 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Halt and Catch Fire // Saison 1. Episode 9. Up Helly Aa.


« There’s a Giant in this briefcase ».
Tout était réussi pour que Cameron, Joe et Gordon puissent présenter leur Giant dans les meilleurs conditions et donc bluffer tout le monde. L’idée est là, le système fonctionne et est parfait pour les attentes des gens. Jusqu’au moment où l’ancien patron de Donna qui a pris toutes les spécificités du Giant de Cardiff et qui en a fait une copie appelé Slingshot. La confrontation était forcément logique. Il ne fallait pas s’attendre à ce que tout le monde soit aussi terre à terre. Bien au contraire. Mais le Giant est plus puissant et il offre aux utilisateurs une nouvelle expérience de la machine. Je dois avouer que j’ai trouvé cet épisode merveilleux, passant d’un état de désespoir à un état d’espoir, tout en perdant quelque chose dans la partie. Ce qu’ils vont perdre c’est Cameron. Afin de transformer le Giant en une machine moins onéreuse ils vont donc trouver un moyen de supprimer son superbe système d’exploitation afin d’y mettre MS-DOS, une façon d’entrer dans la masse tout simplement. L’idée d’un PC portable était brillante dès le début et Halt and Catch Fire parvient à transformer cette idée en une sorte de grande épopée. C’est en tout cas ce que j’ai pu ressentir. A l’arrivée à l’hôtel, tout commençait déjà à aller de mal en pis. Ce n’était pas difficile à comprendre que rapidement les hostilités allaient reprendre.
Pourtant, la rage de vaincre de Cameron était là. Elle se transforme alors en une pro du marketing et propose un stand assez archaïque mais qui fait son effet. Comment mieux présenter le Giant que de mettre en scène le fait qu’il est tout petit, qu’il peut se ranger dans une mallette et que tout le monde va donc pouvoir transporter chez soi, au boulot, de partout. Le problème dans cette histoire c’est Joe. Son ambition a brisé pas mal de rêves alors qu’au fond ils avaient tout ce qu’ils pouvaient vouloir avec Cameron et Gordon (et accessoirement Donna) dans l’affaire. C’était une équipe qui fonctionnait, qui avait la rage de vaincre et l’envie de gagner. Dommage que pour eux cela soit plus ou moins la fin. Enfin, pas vraiment mais pour Cameron. Cet épisode gagne également des points avec tout ce qu’il construit petit à petit. L’attaque dans un premier temps et puis la réponse de Joe avec ses grands talents d’orateur. Il va bluffer tout le monde, donner un sens à la machine et à son existence. Peu importe le fait qu’il y ait MS-DOS dessus, il va transformer le Giant en une machine de combat plutôt qu’une machine tout simple comme le Slingshot qui n’est qu’une révolution alors que le Giant est le vrai produit, le plus rapide, le plus performant, le plus intéressant.
Je dois avouer que le discours de Joe m’aurait complètement acheté, contrairement à celui de Hunt (et accessoirement Brian, ingénieur de Cardiff) pour le Slingshot. C’est là que l’on voit à quel point il y a quelque chose là dedans de merveilleux. La conclusion de cet épisode était tout de même surprenante et excitante. J’imagine déjà moi-même à cette époque là face à un Macintosh qui me parle et me dit « Hello. I’m Macintosh ». Mes yeux auraient certainement brillés et c’est là que l’on voit aussi à quel point Halt and Catch Fire peut être une merveilleuse série. J’ai déjà ressenti plusieurs fois des émotions face à une telle machine. La première était lorsque j’ai touché pour la première fois un clavier IBM (oui, mon premier PC), puis quand j’ai touché un eMac (vous savez ces splendides innovations Apple qui marquaient le retour de Steve Jobs à la tête d’Apple), puis quand j’ai touché un iPhone et la dernière en date c’est certainement l’iPad. La scène est mise en scène d’une telle façon que l’on ne peut qu’être émerveillé. Pour tout vous avouer, j’ai même regardé cette scène au moins trois fois (je n’ai pas compté). C’était tellement brillant, ne serait-ce que cette tension lorsque la caméra se ressert sur l’écran.
On se doute bien que quelque chose va se passer mais c’est aussi une façon de démontrer à quel point Apple était la société la plus en avance sur son temps et pas les autres, ni IBM, ni Carditt dans l’histoire de Halt and Catch Fire, ni même Cameron, Gordon et Joe. J’ai hâte de voir le dernier épisode qui promet de confronter les personnages comme il se doit.
Note : 9/10. En bref, de la passion, de la fascination. Un excellent épisode qui revient à l’émotion ressenti lors de l’arrivée d’une innovation.