CANCER COLORECTAL: Le risque lié à l'excès de viande rouge peut être compensé – Cancer Prevention Research

Publié le 04 août 2014 par Santelog @santelog

Une consommation excessive de viande rouge favorise le risque de cancer colorectal, l’amidon résistant, présent en particulier dans les légumes secs a l’effet opposé. Cette étude de l’Université Flinders (Australie) explique, dans la revue Cancer Prevention Research, comment la consommation d’amidon résistant peut réduire le risque associé à une alimentation riche en viande rouge, via un «  cluster  » de miARNs, présents dans le tissu rectal.

L’amidon résistant agit durant la digestion comme les fibres, dont les effets, prévention de la constipation, amélioration de la glycémie, baisse du cholestérol mais aussi prévention du cancer colorectal et effet de satiété ne sont plus à démontrer. Pourtant les fibres restent boudées par les Français dont seulement seuls 5% à 10% atteignent les apports recommandés (Source NutriNet Santé). Contrairement à la plupart des amidons, l’amidon résistant échappe à la digestion dans l’estomac et l’intestin grêle, et passe à travers le côlon (gros intestin) où il a des effets positifs analogues aux fibres et produit des molécules bénéfiques appelées acides gras à chaîne courte, comme les butyrates.

Les sources naturelles d’amidon résistant sont les bananes encore un peu vertes, les pommes de terre cuites et refroidies, les grains entiers, les légumes secs comme les haricots, les pois chiches et les lentilles. Certains produits alimentaires sont aujourd’hui à base de céréales modifiées contenant des niveaux plus élevés d’amidon résistant.

L’association consommation de viande rouge en excès et risque de certains cancers dont le cancer colorectal colorectal est connue. Mais ici, les chercheurs montrent sur 23 participants en bonne santé, âgés de 50 à 75 ans, ayant consommé 300 g de viande rouge maigre par jour pendant 4 semaines, que consommer simultanément 40 g d’amidon résistant par jour permet de supprimer l’augmentation de 30% des niveaux de certaines molécules génétiques (miR-17-92) présentes dans le tissu rectal et impliquées dans l’oncogenèse.

En conclusion, cette étude confirme l’effet préventif de cet apport d’amidon résistant contre les maladies digestives, dont le cancer colorectal.

 

Source: Cancer Prevention Research August 2014 doi: 10.1158/1940-6207.CAPR-14-0053 Dietary Manipulation of Oncogenic MicroRNA Expression in Human Rectal Mucosa: A Randomized Trial (Visuel © Claude Calcagno – Fotolia.com)

Pour en savoir plussur le Cancer colorectal