Abandonnons nos rôle, devenons ce que nous sommes...

Publié le 18 août 2014 par Christophefaurie
Un jour, des participants à une session de formation m’ont proposé de simuler une négociation. La société était faite de différentes entreprises et on voulait fusionner les statuts de leurs employés. Le PDG négociait avec le Comité d'Entreprise. Deux personnes sont désignées pour jouer les deux rôles. Très rapidement, le ton monte. L’argumentation vire à la lutte des classes. Le « PDG » s’entend reprocher son salaire… J’arrête la négociation. Et je demande aux participants de m’expliquer ce que veut faire le PDG. Ce n’était pas clair dans l’échange. Surprise, ils ne le savent pas !
Résultat. Ils se sont renseignés auprès de leur Direction des Ressources Humaines. Et ils ont découvert que le projet était dans leur intérêt.
Explication ? Les participants ont joué « au patron et au syndicaliste ». Et en France cela est synonyme de conflit. Ce jeu est pathologique. Mon intervention, qui n’était pas préméditée, a cassé le jeu. Les participants à la négociation sont sortis de leur « rôle ». Et ils ont repris leurs esprits.
Nous avons fait ce que les spécialistes de systémique appellent un « changement d’ordre 2 » : un changement qui porte non sur les acteurs et la façon dont ils remplissent leur rôle (ordre 1), mais sur leur processus d’interaction.
Et voilà le problème qui ronge notre société, et notre vie personnelle. Nous sommes murés dans des rôles. Et ils sous-entendent le conflit et le stress. Vertueux Allemand / paresseux Français, néoconservateur / postmoderniste, client / fournisseur, chef / subalterne, enseignant / élève, voisin / voisin, parent 1 / parent 2… 
Et voilà sa solution : quand ils virent au conflit, nous devons sortir de ces rôles. Et revenir à ce que nous sommes. Moi Tarzan, toi Jeanne. Et passer de l’affrontement à l’entraide.