L’été au canal, balade à vélo street art le long du canal de l’Ourcq (Bondy – Paris 19)

Publié le 23 août 2014 par Carnetauxpetiteschoses @O_petiteschoses

Cet été, une fois de plus c’est au gré de l’eau qu’en Seine-Saint-Denis et jusqu’à Paris, qu’il est possible de suivre le canal de l’Ourcq et de profiter de diverses animations. A Paris jusqu’au Bassin de la Villette où l’on pouvait profiter de Paris Plages et jusqu’au Parc de la Poudrerie à Sevran, le programme culturel était étoffé : danse, concert, performances artistiques, guinguettes, activités nautiques.

Libres d’en profiter à pied, à vélo ou en bateau, les navettes fluviales ou les bateaux électriques sillonnaient le canal lui donnaient incontestablement un petit air estival.

D’autre part une trentaine d’artistes urbains invités à jouer avec la ville sur les rives du Canal, rythment la promenade de leurs pièces graphiques colorées et évocatrices.

C’est à vélo que je vous propose cette visite…

Au départ de Pantin, et en direction de Bondy, nous prenons la route en dépassant un parterre de fleurs de champs qui nous mettent dans l’ambiance.

Les poteaux décorés, nous sourient avec bienveillance.

En effet au fil de notre route, nous verrons que chaque artiste a conçu une oeuvre originale intégré au paysage urbain. Inspirées par le canal, ces oeuvres font naitre l’étonnement de manière inattendue.

Les bateaux électriques font envie tant leurs équipages semblent y prendre du plaisir. Au loin la silhouette chemisée des Magasins Généraux (anciens entrepôts de la CCIP), dont nous avions parlé lors de notre visite à l’intérieur. Désormais en pleins travaux, on aperçoit un tracteur sur le toit, ou les fondations débarrassées des murs qui ont été entièrement abattus.

Les passerelles que j’avais tant appréciées, ne sont plus (mais sans doute seront reconstruites). Nous poursuivons.

Les graffs sont nombreux sur le chemin, certains artistes sont en train de les faire.

Nous marquons notre arrêt entre Noisy le Sec et Bondy, et nous gardons en tête le Parc de la Poudrerie pour une prochaine idée de balade.

Ici les activités nautiques sont aussi à l’honneur, tandis que les fresques habillent les berges.

Romain Froquet colorise avec justesse les plots de béton, qui gisent sur la rive. Son symbole puissante de l’arbre représentant la vitalité et la temporalité, se décline sur chaque petite pièce, en un enchevêtrement de lignes.

On admire les fresques sur la tôle ondulée, et l’on retourne en direction de Bobigny pour rejoindre le Parc de la Bergère, un des endroits que nous avons apprécié lors de cette balade.

En revenant sur ces lieux, nous tombons près de la scène de bal, où une petite guinguette bat son plein, les gens dansant dans une ambiance décontractée et très bon enfant.

Le parc de la Bergère semble idéal pour un après-midi en famille, il  a de nombreux jeux pour enfants, des animations diverses, et un cadre très agréable.

En continuant, nous surprenons des artistes à l’oeuvre et nous nous interrogeons en entendant de l’autre côté de la rive, une musique continue.

La fête a lieu près du chapiteau du Paris 80, et les basses retentissent sur le canal. Nous filons à présent vers Pantin, passant le pont de la Folie à Bobigny, passant sous différents ponts.

Un instant d’arrêt devant la cabine téléphonique designée par Artof Popof, avec qui j’avais eu l’honneur d’échanger lors d’une visite en plein air commentée des différents mouvements street art dans Montreuil. Son ange rappelle celui de la rue du Sergent Bobillot, titré « être ange ». On a distingué sur le bitume les 5 lignes de son pinceau spécial. Elles s’enchevêtrent aussi dans le jaune de la cabine.

Les fresques colorées sont magnifiques.

Et de l’autre côté la toupie à béton de Marko 93 sur laquelle il appose ses rais de lumière caractéristiques. Ses influences empruntées notamment du light painting, lui  permettent, comme ici, de faire naitre la lumière là on on ne l’attend pas.

Bientôt l’imposante silhouette des Magasins Généraux émerge sur la rive opposée.

 

Sur le chemin qui ramène à Paris, nous trouvons les yeux colorés de CyKlop, qui détourne les poteaux qui bordent les trottoirs. Son personnage est un oeil qui fait référence à la mythologie grecque. Dans un traitement graphique cartoonesque, manga, et toy, on s’amuse à retrouver dans la ville ce symbole.

Plus loin, près des moulins, c’est sur le mur qui se trouve derrière la cheminée de l’ancienne blanchisserie Elis, que l’on trouve la fresque monumentale de Jace. Spécialisé dans le détournement d’affiches publicitaires, il est aussi l’auteur des petits personnages appelés les gouzous souvent placés dans des positions abracadabrantes.

Sur la cheminée de l’ancienne blanchisserie Elis, c’est telle une dentelle fine, que LeMoDuLeDeZeeR déploie son motif fait de vides et de pleins.

Nous approchons désormais du Parc de la Villette.

Et bientôt les quais se font bondés, la musique et les danses rythment la pelouse aux abords de la Géode.

Nous filons vers les quais de Loire et de Seine, et nous arrivons à Paris Plages,  19ème. Le temps est estival et l’ambiance festive, jeux, bal, terrasses, voilier, rameur, ou juste détente au bord de l’eau.

En arrivant à Stalingrad, c’est un très beau point de vue sur la Rotonde que nous avons derrière les éclaboussures scintillantes des jets d’eau.

La balade s’achève non loin des stations de vélib et de métro.

Bonne balade !

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