Rachat de Djezzy : l’offre du gouvernement algérien revue

Publié le 02 septembre 2014 par Telephonissimo

Au mois d’avril 2014, les dirigeants de Global Telecom Holding (GTH), société mère de Djezzy, se sont mis d’accord avec l’Etat pour la vente du 51% de leur action. Cette vente n’a toutefois pas eu lieu. Néanmoins, avant sa validation, l'on connaît déjà la valeur de la transaction.

 

2,6 milliards de dollars

Djezzy, après avoir permis à des millions de personnes, de téléphoner pas cher en Algérie et à l’étranger, est sur le point de revenir à l’Etat. Ce dernier avait signé un accord de principe sur la vente de l’opérateur le 18 avril 2014. Il n’a plus qu’à attendre la validation de son offre par l’Assemblée générale des actionnaires de Global Telecom Holding. Cette offre est raisonnable, selon le cabinet d’expertise financière HC, chargé de l’évaluer. A titre de rappel, elle est de 2,6 milliards de dollars alors que la valeur réelle de Djezzy est de 2,539 milliards de dollars. Suite à la publication des résultats de cette évaluation, GTH a vu son titre augmenter de 3,1% à la bourse du Caire. Il est ainsi difficile de croire à un refus de sa part. Les clients peuvent donc espérer un changement des conditions de leurs appels internationaux et nationaux.

 

Djezzy deviendra propriété de l’Etat

Avec 51% de part, l’Etat algérien sera le propriétaire officiel et définitif de Djezzy après validation de son offre. Téléphoner en Algérie via cet opérateur permet donc de contribuer au remplissage de la caisse gouvernementale. VimpelCom devrait se trouver en seconde ligne avec ses actions de 45,6%. Il disposera toutefois d’un droit d’exercice de contrôle opérationnel sur l’entreprise. En plus de cela, les 3,4% d’actions de Cevital Groupe pourront lui revenir, selon des sources proches du dossier. L’actionnariat au sein de Djezzy sera donc de 51-49.

Avec des offres 3G qui existent déjà au sein de l’opérateur, l’Etat réalisera de bonnes affaires en devenant actionnaire majoritaire. Les utilisateurs, eux, pourront appeler à l’étranger à de meilleures conditions.