Comme je n’étais pas là lors de leurs naissances supputées, je préfère ne pas prendre le risque de les considérer secondes. Je les vois primales, essentielles, occupant de tout temps, cet espace où je débouche. Elles peuvent être petites ou majestueuses, à la tête penchée ou raides, en métal ou en terre, rieuses ou sinistres. Qu’importe ! Je m’arrête, me synchronise à leur fixité, me fige face à elles. Alors parfois, au bout d’un moment, une minute, une heure, ce sont elles qui s’échappent. A moi alors d’attendre un autre mobile qui aura la patience suffisante pour me libérer et prendre ma place...
Comme je n’étais pas là lors de leurs naissances supputées, je préfère ne pas prendre le risque de les considérer secondes. Je les vois primales, essentielles, occupant de tout temps, cet espace où je débouche. Elles peuvent être petites ou majestueuses, à la tête penchée ou raides, en métal ou en terre, rieuses ou sinistres. Qu’importe ! Je m’arrête, me synchronise à leur fixité, me fige face à elles. Alors parfois, au bout d’un moment, une minute, une heure, ce sont elles qui s’échappent. A moi alors d’attendre un autre mobile qui aura la patience suffisante pour me libérer et prendre ma place...