Khalida Jarrar

Publié le 20 septembre 2014 par Charlesf

Khalida Jarrar, est une députée du FPLP, avocate et militante pour les droits de l’homme et des prisonniers politiques palestiniens.
Mercredi 20 août 2014, une cinquantaine de soldats de l’armée israélienne a fait irruption à son domicile situé à Ramallah, à quelques centaines de mètres seulement du Palais présidentiel, la Mouquata’a. Un haut gradé lui a alors remis un ordre militaire rédigé en hébreu, lui demandant de quitter expressément son domicile, pour aller vivre durant un période initiale de 6 mois, accessoirement renouvelable, à Jéricho, ville où elle n’a pas d’attache particulière, et ce, dans un délais éclair de 24h. Les faits qui lui sont reprochés ne lui ont pas été précisés, l’armée se cachant, comme bien souvent derrière l’appellation « dossier secret », ce qui ne veut bien entendu rien dire mais qui permet régulièrement à Israël d’inculper et d’incarcérer des Palestinien-ne-s.

Une carte du district de Jéricho lui a été remise et il lui a été précisé qu’elle ne pourrait pas sortir de la ville sans avoir l’autorisation du tribunal militaire israélien. Khalida Jarrar a refusé de signer cet ordre. Le haut gradé a pris note de ce refus et lui a demandé si elle souhaitait rajouter quelque chose. Khalida Jarrar répondit : « Vous, l’occupant, tuez notre peuple palestinien. Vous pratiquez des arrestations massives, démolissez des maisons, kidnappez des personnes à leur domicile et les déportez. C’est à vous de quitter notre maison ».


La détermination et la résistance, la campagne menée par des milliers de gens en Palestine et dans le monde aux côtés de Khalida Jarrar, membre du Conseil Législatif Palestinien ont remporté aujourd’hui une victoire et annulé l’arrêté d’expulsion à Jéricho pris à son encontre par les autorités israéliennes d’occupation.
Le 16 septembre, le tribunal militaire d’occupation a déclaré que la décision d’expulsion était revue à un mois (au lieu des six mois initialement prévus) et que, le mois étant écoulé la veille, le 15 septembre, elle ne pesait plus sur Khalida Jarrar, une dirigeante politique en vue, féministe de gauche, représentante du Front Populaire pour la Libération de la Palestine.
L’ordonnance avait été signifiée à Jarrar le 20 août par une invasion de son domicile par 50 soldats de la force d’occupation à son domicile. Jarrar refusa l’ordonnance et monta une tente de protestation permanente et de solidarité devant le Conseil Législatif Palestinien à Ramallah. C’est devenu un lieu d’organisation, d’activités pour la jeunesse, de délégations de militants internationaux et de parlementaires. En Palestine, Kalida et ses camarades ont travaillé sans relâche non seulement pour faire annuler l’ordonnance d’expulsion mais pour combattre l’oppression exercée par l’occupant sur les dirigeants politiques palestiniens, les membres du Parlement et les milliers de prisonniers politiques.
Ils furent des milliers de gens et d’organisations de par le monde à signer la lettre ouverte de soutien à Khalida Jarrar et à envoyer des messages aux représentants officiels de l’occupation israélienne, exigeant l’annulation de l’ordonnance d’expulsion. Parmi eux des partis politiques, des syndicats, des groupes d’avocats, des organisations pour les droits humains, des groupes de solidarité, des membres de parlements dans le monde, des écrivains et des militants.
La campagne de solidarité avec Khalida Jarrar dit que c’est « un triomphe pour la position nationale de la Palestine, pour la détermination et la volonté des gens de tous secteurs et de partout… Cela montre que le rejet et la résistance peuvent mettre à bas l’occupation et déjouer ses plans. »
Merci à tous ceux qui ont manifesté leur soutien, aux organisations et aux individus, palestiniens et internationaux, qui ont été aux côtés de Khalida Jarrar. En avant pour continuer à résister à l’occupation, pour la libération des prisonniers politiques et pour libérer la Palestine et la totalité du peuple palestinien !
Source et Traduction SF pour lAgence Media Palestine