Le tailgate party de la semaine # 3

Publié le 21 septembre 2014 par Sixverges
Stades hostiles et adversaires intimidants : on se raconte des peurs cette semaine au tailgate.
Un spécialiste des relations publiques dirait probablement que ce n’est pas la meilleure semaine pour faire l’éloge de l’intimidation, mais le football demeure le sport violent qu’il est et on ne peut pas nier qu’un domicile particulièrement hostile ou la présence de quelques brutes en défensive confèrent un avantage distinct aux équipes. Voici d’abord les 5 stades où les visiteurs sont les moins bien reçus.
Top-5  des stades les plus intimidants
D’abord, on constate que de plus en plus, la NFL est une  ligue corporative. Le Black Hole d’Oakland et le Dawg Pound de Cleveland appartiennent largement au passé et même les fans de Philadelphie peuvent désormais être confondus avec des êtres humains, une évolution notoire!!! De plus, certains stades toujours bruyants, comme Arrowhead par exemple, ne font plus peur à grand monde parce que les Chiefs sont incapables de profiter de la ferveur de leurs partisans. Conditions de jeu pénibles et probabilités de subir la défaite sont désormais les ingrédients principaux pour définir les endroits hostiles, même si des partisans crinqués qui s’époumonent viendront toujours nous chercher!!!
5 ) Superdome de la Nouvelle-Orléans :Habituellement, une visite dans le Big Easy est tout sauf désagréable, à la possible exception des lendemains de veille!!! Sauf que pour les équipes de la NFL, une virée dans le bayou signifie un affrontement contre Drew Brees dans son antre, là où il accumule les verges et les passes de touché. Ça veut donc dire qu’il leur faudra inscrire beaucoup de points, malgré les difficultés causées par les très bruyants et passionnés partisans des Saints, dont les cris restent emprisonnés dans le dôme, les rendant encore plus dérangeants.
4 ) Heinz Field de Pittsburgh : Une surface de jeu raboteuse, les rafales de vents tourbillonnant du côté ouvert de l’amphithéâtre rendant la vie misérable aux botteurs, les Terrible Towels agitées de partout et l'aura de la glorieuse histoire des locaux, voilà le contexte dans lequel les adversaires des Steelers entrent sur le terrain. De plus, même si c’est moins vrai maintenant qu’il y a à peine 2-3 saisons (et certainement moins vrai que dans les années 70), un match contre Pittsburgh, une formation figurant toujours parmi les plus robustes et les plus solides défensivement de la ligue, laisse inévitablement sa part de bleus.
3 ) Gillette Stadium de Foxboro : Lorsqu’on vous dit que l’intimidation n’est plus reliée aux partisans en 2014… Endroit le plus cher de la planète NFL, le stade des Pats attire davantage le gratin corporatif plutôt que les débridés fans des Bruins… En début de saison, seule la puissance de l’équipe locale intimide les visiteurs. Sauf que plus la saison progresse et que le froid s’installe, plus les visites à Foxboro sont pénibles. Et lorsque les séries débutent, je ne connais aucun autre stade (à l’exception du # 1 de cette liste) que les équipes veulent davantage éviter que le Gillette Stadium.
2 ) Lincoln Financial Field de Philadelphie :Même assagis les gens de Philadelphie demeurent les gens de Philadelphie!! Même leurs propres porte-couleurs ne sont pas à l’abri de leur courroux!!! Encore de nos jours, aller s’assoir dans les hauteurs du « Link » avec un maillot des Cowboys, des Giants ou des Redskins demande une certaine dose de courage (et de folie)!!!
1 ) Century Link Field de Seattle : Personne ne peut contester ce choix. Non seulement les champions du Super Bowl ne perdent pas à leur domicile, mais ils vous pulvérisent. Depuis l’an dernier, leur marge de victoire moyenne est de 15 points. De gros clubs comme les Saints, les Packers et les 49ers y ont notamment été rossés. En plus, et je vous apprendrai quelque chose que vous n’avez jamais entendu ici (!!), mais c’est très, très bruyant là-bas!!!!  C’est devenu cliché de le dire, mais quand un tremblement de terre est causée par une foule de football, il faut tout de même en prendre note! 

Ces gladiateurs qui font peur
Signe des temps, l’intimidation n’est plus trop à la mode chez les joueurs non plus. Les règlements ont limité les plaqués dangereux et l’intimidation s’exerce dorénavant autant par l’excellence du jeu que par des plaqués percutants.  D’ailleurs, Calvin Johnson et Peyton Manning figuraient dans le top-5 des plus craints selon un sondage mené par ESPN  chez les joueurs de la NFL cet hiver!! Ce n’est certainement pas en raison de la force de leurs plaqués!! Cela dit, même si nous sommes loin des Lawrence Taylor, Jack Tatum ou Jack Lambert, je ne voudrais pas me retrouver face à face dans une ruelle noire avec un des cinq gars figurant sur cette liste.
5 ) Kam Chancellor – SS – Seattle :Contrairement à un de ses coéquipiers figurant aussi sur cette liste, vous entendrez peu celui qui met le « boom » dans la Legion of Boom s’exprimer hors du terrain. Sur le gridiron toutefois, attention : Chancellor cogne dur, très dur. Parlez-en à Vernon Davis, sa victime préférée! Tout comme Demaryius Thomas au dernier Super Bowl, ceux qui goûtent à la médecine de Chancellor choisissent habituellement de modifier leurs tracés afin d’éviter de le rencontrer de nouveau. Un grand silencieux, mais un des guerriers les plus craints de la NFL!
4 ) Bernard Pollard – S – Tennessee : Baptisé « the Bonecrusher » à l’université, on devrait plutôt l’appeler « the Patriot Killer ». C’est lui qui a sorti Tom Brady pour l’année en 2008, avant d’ajouter Wes Welker, Rob Gronkowski et Stevan Ridley à son tableau de chasse, les 2 derniers scalps survenant en éliminatoires lors de rencontres du championnat de conférence. Au-delà des dommages réalisés à Foxboro, Pollard demeure encore aujourd’hui un plaqueur actif contre le jeu de course et une présence qui apporte une bonne dose d’agressivité dans le vestiaire.  Un joueur de la vieille école que ses coachs adorent,….. mais que ses adversaires détestent!
3 ) J.J. Watt – DE – Houston : De l’extérieur, Watt semble être un des bons gars de la NFL. Sur le terrain toutefois, ce freak de la nature terrorise les quarts adverses de toutes les façons inimaginables. Explosif, il récolte ses sacks malgré une double couverture constante, rabat des passes et ses plaqués font mal. Simplement dit, il est le meilleur joueur défensif du football, un titre largement suffisant pour intimider les opposants. Et son trash talk n’est pas si mauvais…   
2 ) Richard Sherman – CB – Seattle : Parlant d’habiletés de trash talking… Meneur vocal de la défensive des champions du Super Bowl, Sherman n’est pas celui dont les plaqués font le plus mal. Sauf que sa réputation, qu’il contribue lui-même à créer à grands coups de gueule bien calculés, le précède et des coordonateurs offensifs n’osent même plus lancer la peau de cochon en sa direction. Au fond, c’est l’honneur ultime qu’on peut faire à un joueur. Quant à ceux qui s’y risquent, ils savent qu’ils sont mieux de parvenir à leurs fins, sinon Sherman se fera un plaisir de leur remettre leur échec sur le nez, que ce soit via les médias traditionnels ou Twitter.
1 ) Ndamukong Suh – DT – Détroit : 6’4’’, 305 livres, juste du muscle. Suh est une brute capable d’éliminer de son chemin tout obstacle entre lui et le quart-arrière qu’il tente de rejoindre.  Certes sa force l’aide, mais ne sous-estimez jamais sa vitesse et son explosivité. Et une fois qu’il met le grappin sur le passeur adverse, nous ne savons qu'une chose, soit que celui-ci se retrouvera un sol, de façon légale ou non… Souvent vicieuses, les charges laissent des traces et parfois, lorsque les fils se touchent, Suh devient carrément dangereux. Ce n’est pas pour rien que la pièce maîtresse de la défensive des Lions est LE joueur le plus intimidant de la NFL.
De votre côté, n’ayez crainte, vous n’aurez à composer avec aucun de ses mastodontes. Vous pourrez cependant les voir à l’œuvre toute la journée, tout en revenant consulter nos résumés de l'action. Bon football!