The Clash #1-The Clash-1977

Publié le 26 septembre 2014 par Numfar

The Clash #1:

Joe Strummer: chant, guitare

Mick Jones: guitare

Paul Simonon: basse

Terry Chimes: batterie

1975: Londres brûle...

Le chômage, les grèves qui paralysent le pays, les nobles qui étalent leurs richesse et une classe politique corrompue qui semble se désinteresser des classes les plus défavorisées, vont mener la Grande-Bretagne au bord de la guerre civile.

Inspirée par les Sex Pistols, toute une nouvelle scène punk naît dans les clubs de la grande ville.

Parmi eux, les London SS qui comprend le guitariste Mick Jones.

Lorsqu'il se fait virer du groupe en 1976, Jones décide de former son propre group punk: The Clash, au sein duquel il recrute le bassiste Paul Simonon et le batteur Terry Chimes.

Plusieurs chanteurs/guitaristes vont et viennent, dont le futur guitariste de PIL, Keith Levene qui va énormément influencer le son du Clash.

Mais Jones et Simonon savent déjà qui ils veulent pour tenir le devant de la scène: le chanteur des 101ers, Joe Strummer.

Celui-ci mène depuis 1974 une carrière dans un groupe de pub rock, un style qui préfigure le punk et dont le fer de lance s'appelle Dr. Feelgood.

Son groupe, les 101ers, ont déjà publié un single sans succès ("Keys to your heart" composé par Strummer), et en 1981, une compilation du groupe, regroupant leurs titres enregistrés et non publiés, verra le jour.

Le batteur, Richard Dudanski, rejoindra également PIL en 1979.

Strummer comprend que le pub rock est sur le déclin et que le punk-rock va rapidement devenir populaire.

Il accepte donc de rejoindre le jeune groupe, qui trouve rapidement son son et son style.

En août 1976, Levene est viré des Clash pour cause de dépendance aux drogues dures et le groupe continue en quatuor.

Janvier 1977, le punk étant devenu à la mode, The Clash est signé chez CBS.

En mars, le groupe publie son premier single: "White riot/1977 (Strummer-Jones)" (#38 UK).

D'emblée, le groupe est taxé de racisme, demandant une révolte blanche.

Au contraire, la chanson fut inspirée des soulèvements des ghettos noirs de Londres, dont Jones fut le témoin.

"White riot" est un appel aux armes, afin que les jeunes blancs rejoignent leur frères noirs dans la guerre contre l'inégalité.

La face B, "1977" placarde les stars d'hier en proclamant "Plus de Beatles ou d'Elvis en 1977".

Le 1er avril, publication d'un maxi destiné surtout aux radios "Capital Radio" qui comprend en plus d'une interview du groupe, deux titres inédits: le trop court instrumental "Listen" (Strummer-Jones) qui sera réédité correctement quelques années plus tard sur la compilation "Super Black Market Clash", et "Capital Radio" (Strummer-Jones) qui sera plus tard rebaptisé "Capital Radio One".

Quelques jours plus tard, le 8 avril 1977, sort le premier album : "The Clash" (#12 UK-#126 US), produit par Mickey Foote.

Janie Jones (J.Strummer-M.Jones)

Remote control(J.Strummer-M.Jones)

I'm so bored with the USA(J.Strummer-M.Jones)

White riot(J.Strummer-M.Jones)

Hate & war(J.Strummer-M.Jones)

What's my name (Strummer-Jones-Levene)

Deny(J.Strummer-M.Jones)

London's burning(J.Strummer-M.Jones)

Career opportunities(J.Strummer-M.Jones)

Cheat(J.Strummer-M.Jones)

Protex blue(J.Strummer-M.Jones)

Police & thieves (Murvin-Perry)

48 hours(J.Strummer-M.Jones)

Garageland(J.Strummer-M.Jones)

Ce premier album anglais ne paraîtra aux USA qu'en 1979, et en version bâtardisée, mélangeant titres originaux et titres parus en single en 78/79.

Mais revenons à ce premier album dans sa version originale anglaise.

Mon Dieu quelle claque, quelle énergie, et quel talent de mélodistes encore sous-estimés.

Eructant leurs messages ouvertement communistes à la face d'un gouvernement conservateur, corrompu et clivant, le groupe ne compte ne faire qu'un avec leur public et les classes les plus défavorisées.

"Londres brûle!" hurlent-ils avec l'énergie du désespoir.

Loin des impératifs commerciaux, loin de viser les passages télés et la gloriole, le groupe démarre un combat bien réel contre les inégalités et ne quitteront jamais cette ligne de conduite, même au plus fort de leur popularité.

Le groupe rejette également les Etats-Unis et le capitalisme triomphant (I'm so bored with the USA) et se veulent des anti-hippies par excellence ("Hate and war" haine et guerre, l'inverse de love and peace.)

Le groupe se frotte également au reggae, musique révolutionnaire par excellence, en reprenant le "Police and thieves" de Junior Murvin.

Le titre "White riot" est une version moins polie, plus brute de décoffrage, que la version single.

Un titre sera publié en single: "Remote control", sans succès.

Une chose qui choque sur la pochette, c'est l'absence du batteur.

Terry Chimes, le premier batteur, renommé Tory Crimes sur la pochette et qu'ils vont passablement dénigrer à l'époque, a été viré du groupe peu après les séances.

Il sera rapidement remplacé par Nicky "Topper" Headon, qui va s'intégrer parfaitement au groupe et sera considéré comme le véritable quatrième Clash. Le chainon manquant...

© Pascal Schlaefli

Urba City

26 septembre 2014

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