L'achat de SFR par Numéricable reconnu par le gouvernement

Publié le 06 novembre 2014 par Le Monde Numérique @lmn_officiel

Après l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie en France, les opérateurs ont cherché de nouvelles stratégies pour asseoir leur domination remise en cause. Pour SFR, cette recherche débouche par son rachat par d'un de ses concurrents indirects : Numéricable.


Dans un communiqué de presse officiel, le gouvernement français et plus particulièrement, le Ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, a reconnu le rachat de SFR par l'opérateur Numéricable. Le Ministère a d'abord rappelé son attachement à voir le secteur de la communication française évoluer et innover. Mais il a finalement validé la décision de l'autorité de la concurrence concernant le rachat de SFR, visant selon les dires du communiqué, « à la constitution d'un nouveau groupe qui occupera une place de premier rang sur le marché français des communications électroniques ».

Des conditions à remplir pour Numéricable

La validation officielle de ce rachat laisse place à des obligations pour Numéricable. Le groupe devra ainsi respecter les conditions qui lui ont été accordées. Au programme des règles établies, le partage avec tous ses concurrents, de son réseau câblé très haut débit pendant une durée de cinq ans. Le temps nécessaire pour permettre aux autres acteurs du marché de rattraper leur retard sur ce thème, face à un Numéricable désormais bien en avance. L'objectif de cette obligation est aussi, finalement, de favoriser le très haut débit en France et ainsi de pousser les opérateurs à se positionner et à développer leur propre réseau.

Parmi les autres obligations de Numéricable, le groupe devra aussi céder son réseau Completel (pour éviter sa domination sur la partie professionnelle) et l'activité mobile Outremer Télécom. Numéricable s'est aussi engagé à éviter tout conflit d'intérêt avec Vivendi qui garde pourtant une participation à hauteur de 20 % sur le groupe.