The one - 1/10

Par Aelezig

Un film de James Wong (2001 - USA) avec Jet Li, Jason Statham, Delroy Lindo, Carla Gugino

Rien à sauver. A part Jet Li.

L'histoire : Figurez-vous, Mesdames, Messieurs, que l'univers est formé d'une infinité de mondes parallèles. Dans chacun, nous avons un double ; mais il vit une autre vie, dans un autre décor. Comme ça serait un fichu bazar de se balader de l'un à l'autre, la police veille. VERBOTEN, les voyages de l'un à l'autre. Julaw sait tout ça. Mais il est très méchant et veut régner sur le monde. Or certains scientifiques affirment que, lorsqu'on tue un de ses doubles, son énergie est redistribuée sur ceux qui restent ; on devient donc de plus en fort, invicible... et après le dernier combat pour éliminer l'ultime rival, on devient... UN DIEU. Julaw s'évade donc régulièrement des prisons où on le colle (comment, on ne sait pas trop) pour aller tuer ses petits camarades et devenir THE ONE, l'unique.

Mon avis : Je n'avais jamais entendu parler de ce truc. Un copain me l'a filé, car j'adore Jet Li. J'ai hésité. Mais... Jet Li, aussi sexy soit-il, n'a jamais été la garantie de tomber sur un chef d'oeuvre du cinéma. L'envie de voir mon prince asiatique l'a emporté... Mal m'en a pris !

Cette vague idée de l'élimination de ses doubles dans tous les univers parallèles était amusante et originale. Mais il aurait vraiment fallu bosser sur le sujet parce que là, on accumule les invraisemblances et les questions sans réponse. Le concept des univers parallèles repose sur la notion d'infini... Vous m'arrêtez si je me trompe. Or ici, apparemment, le garçon il sait exactement combien de doubles il doit abattre. A priori 124. L'infini = 124. M'ouais. Assez risible, non ? Mais comment faire autrement ? S'ils avaient planché sur infini = infini... notre gars, il lui faudrait des millénaires pour aller tuer tous ses alter ego !!! Ah ah ah !

Et comment il tombe toujours pile poil sur son autre moi ? Les flics, eux, le suivent à la trace mais ne rencontrent jamais leurs sosies... Et si c'était le cas, vous imaginez un peu le bins ??? On a bien quelques tentatives, au début, de scènes copier/coller, mais le réal a dû trouver ça trop compliqué et le concept tombe à l'eau. Par contre, il nous colle la même fiancée dans plusieurs mondes : mais avec des perruques et des fringues différentes, c'te blague !

Autre problème, pourquoi Julaw est-il le seul à tenter cette expérience ? Et à réussir ? Comment sait-il utiliser les "boyaux" qui font les transmissions d'un monde à l'autre puisqu'ils sont strictement contrôlés ?

Enfin bref... le genre de film qui vous embrouille bien, vous énerve, puis vous fait rigoler. Et comme bien sûr, à la fin, il n'en reste que deux, nous avons le combat Jet Li contre Jet Li ! D'ailleurs, je sens que votre curiosité a été attisée et que vous allez me demander : mais au fait comment distinguer le gentil Jet Li du méchant Jet Li ? Ben, petits veinards, je vous donne le tuyau : y en a un qui a l'air diablement chelou, et l'autre un poil benêt. Sacrée performance d'acteur !

A part ça rien. Les flics ont tous deux mains gauches et des tronches de ploucs. Carla est toute mignonne mais ne sert qu'à faire joli parmi tous ces bonshommes. Quant à Jason Statham... Seigneur ! Mais il joue comme un pied ! Comment diable a-t-il réussi à se hisser au rang qu'il a aujourd'hui ? Je l'aimais bien, moi, ce gars-là, mais franchement... c'est juste pas possible.

A voir pour la beauté de la gestuelle de Jet Li dans ses combats. C'est-à-dire, en réalité, pas grand chose au total, le temps étant davantage rempli par des fusils d'assaut, revolvers en tous genres, pétarades, explosions, effets spéciaux de l'autre monde, c'est le cas de le dire. Enfin le topo habituel, quoi.

Pouah.