Eastern boy

Publié le 12 janvier 2015 par Dukefleed
Absurde...
Un bourgeois aborde un jeune sans papier Gare du Nord. Il lui donne RV chez lui dans son bel appartement, mais c’est sa bande de loubard qui débarque et dévalise son appartement sans qu’il ne lève le petit doigt, n’appelle la police ni même ne tente d’alerter les voisins… Il va jusqu’à faire la fête avec ses cambrioleurs… Déjà cette entame est consternante, voire ridicule dans un film qui n’est pas une fable. Daniel, le bourgeois, amoureux de Marek, le jeune sans papier, sera beaucoup plus assuré dans le dernier chapitre dès lors qu’il faudra sauver Marek. Daniel n’est donc pas une serpillère quand même. Et puis ensuite, des scènes d’amour entre hommes pas forcément utiles ; on se retrouve dans un film étrange comme aime en faire le cinéma français. Et celui là a dû plaire à ceux qui ont aimé « L’inconnu du lac » ; c’est un copié collé de ce thriller érotico homo. La menace du groupe sur Malek est palpable et constitue à mon sens le seul réel intérêt du film. Et dans la dernière partie où Daniel met tout en œuvre pour sauver son amour est donc, à part la mise en place très documentaire dans la Gare, la seule des quatre chapitres à trouver grâce à mes yeux. Désincarné au possible, on a du mal à croire à cette histoire d’amour. Khechiche dans « La vie d’Adèle » ne lésinait pas sur les scènes de sexe entre les deux héroïnes, mais la relation entre elles deux vivait ; là, on aurait aimé y croire, mais non.Un film qui surfe sur une tendance actuelle du cinéma français ; mais Khechiche avait déjà tout dit.
Sorti en 2014