JoBee Project - Café Merlo, Bruxelles, le 13 janvier 2015

Publié le 13 janvier 2015 par Concerts-Review

Une collaboration Females Rocks/  Café Merlo.

T'étais peinard accoudé au comptoir, une Stella à 20 cm de la main, une casquette est entrée dans le zinc,  c'était pas un rapper, il a rien commandé, t'a tendu la main, il ne t'a rien souhaité pour l'an neuf, il a entamé sa sempiternelle litanie en sabir dialectalement coloré avec son haleine méphitique de fumeur de mégots...

Salut RickyBilly, tu bois quoi?

Waldo, een pintje, il va la fermer pendant 22 secondes.

Trente minutes de potins de sa comète, c'est long.

Waldo, twee pintjes, c'est le drôle qui les a payées en raclant ses fonds de poche, un gros paquet  de pièces oranges et dorées.

21:29, les musiciens attendent la chanteuse, elle est  toujours à l'étage  à enfiler sa tenue de scène.

La voilà, une robe printanière, un maquillage à faire baver tous les RickyBilly de la terre,

 JoBee Project au complet au fond du troquet.

La dernière fois que tu avais croisé la route de  Joanna Bee Pszczola c'était lors d'une phase éliminatoire du Kampioenschap van Brussel au Kultuur Kaffee, en octobre 2013, c'est là que Flupke leur a proposé de rejoindre l'écurie Females Rock.

Elle est toujours flanquée du trio   Marc Sperber- keys/ Cyril Fleury-bass /  Pieter Dedoncker - drums, des mecs qui assurent.

Le set débute par 'Magic' le single de 2013.

C'est toujours aussi bien foutu et la nana est dotée d'un timbre chaud, point positif, elle bouge plus sur scène.

Ce sophisti-pop, smooth jazz te fait penser à Swing Out Sister ayant connu son heure de gloire en 1986, 'Breakout' avait cartonné.

La même sophistication et un gentle groove illuminent  'My Life' , si tu as aimé Curiosity killed the Cat, The Blue Nile,  Johnny Hates Jazz,...JoBee Project might be your cup of Polish tea.

Un titre sans équivoque pour la suivante, 'Honey'.

Cherche plutôt du côté de Sade que de celui de  Bobby Goldsboro.

Super boulot de  Marc Sperber pendant le chilly 'Never the same' aux agréables vapeurs trip hop.

Ensuite vient la titlesong de l'EP de 2011, le sautillant  'Falling' que tu peux ranger aux côtés de Caro Emerald ou Sarah Ferri.

Mêmes remarques pour 'Tomorrowland' qui s'entend aussi sur cette plaque.

Pas une once d'agressivité mais un cocktail agréable.

Recette?

 Pour le shooter bleu, mélanger à votre convenance, Curaçao, vodka et limonade. Pour le shooter orange, mélanger à votre convenance,  Cointreau,  rhum et Orangina....

Changement de direction, le rythmé 'Don't you' prend des coloris jazzy/northern soul/ white r'n'b te rappelant au bon souvenir de British bands des sixties, les incroyables Spencer Davis Group ou autres mod groups... sortez la Lambretta!

Avec 'Femme Fatale' on plonge en plein swing désuet, un truc que the delectable Marilyn aurait pu susurrer.

'Mellow' sera mellow et plus que ça, tandis qu'on replonge dans un univers trip hop, traversé par une aimable vaguelette Paul Mauriat au piano, pendant 'Evacuation order'.

You ought to dance on this one...groove time avec le chouette 'Madness' .

I'm mad about you, chante-t-elle en reluquant le handsome RickyBilly.

Wat zegt ze?

Comprends pas le polonais, ket!

Place à l''ultime cartouche, le remuant 'Where do I go' et ses tonalités disco.

Ja, Ricky, Donna Summer, c'était fantastique!

Le Merlo commande un bis.

Reprise de 'Magic'!

It was our first show in 2015, you were a great crowd.

L'autre... bla bla bla bla... tu m'attends je vais saluer Madame Pipi, coup de bol , c'est le moment de filer  à l'anglaise.