Sur le cadran

Publié le 08 février 2015 par Adtraviata

Lentement

comme se dissipe

le brouillard de février

–

Lentement

comme l’arbre incline au fil des ans

ses branches assagies

–

Lentement

Comme s’ouvre à l’oiseau

la clarté de son chant

–

Lentement

Quand notre corps se rassemble

vibre d’une écoute attentive

–

Lentement

s’ouvre un sentier

où la lumière porte nos pas

–

pourvu qu’ils restent lents

–

Philippe MATHY, Un automne au creux des bras, L’herbe qui tremble, 2009

—

(J’ai respecté les majuscules en début de vers telles qu’elles étaient imprimées, même si cela paraît irrégulier et illogique.)


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