Pinkshinyultrablast – Everything Else Matters LP

Publié le 17 février 2015 par Le Limonadier @LeLimonadier

“- Pinkshiquoiii ?

Pinkshinyultrablast, tu sais, le groupe russe qui fait de la pop shoegaze là, avec une chanteuse à la voix ETHEREE et plein d’effets de reverb, crossover idéal entre Cocteau Twins, My Bloody Valentine et du rock plus punchy si tu veux…

OK ta mère

La raison d’exister de cette courte chronique est donc d’éviter que vous, lecteurs de sites sur la musique, grâce à votre tolérance envers nous, enfants dégénérescents de Philippe Manoeuvre, passiez également à côté de ce groupe. Car la musique de Pinkshinyultrablast, immédiate et bienfaisante, est de celles qui font voyager facile, comme un suppositoire de couché de soleil. Nul besoin de poppers pour se dilater l’espace temps, à peine le disque lancé qu’on est déjà loin, sans savoir trop où. Et ça mérite bien qu’on vous en dise deux mots, sur un ton 100% p(é)d(ant).

Le groupe, originaire de Saint Petersbourg, signé sur le label anglais Club AC30 et bien évidemment un peu “ovni” dans son pays, revient ces jours-ci avec un nouvel album, Everything Else Matters, faisant suite à son très bel EP sorti en 2009 Happy song for happy Zombies.  Double Plaisir que de pouvoir parler aujourd’hui de la Russie pour sa musique et sans avoir à faire d’allusion à la “guerre froide”, au “cours du pétrole”, à une “population complètement pétée” ou bien même à un certain “syndrome d’asperger”. Bon, c’est ce que l’on vient de faire à l’instant, mais voila, nous sommes un média occidental, c’est comme ça.

En plus de nous apporter d’autres images (mentales) de ces contrées, l’approche que le groupe a du Shoegaze est assez rafraîchissante (si vous ne connaissez pas le terme c’est un peu chiant à expliquer, alors cliquez sur ce lien, vous y découvrirez plein de groupes vaporeux et bruyants, et détruirez vos tympans ainsi que les enceintes de vos ordinateurs en peu de temps si vous faites les choses mal). En effet, les murs de guitares typiques du genre n’y sont pas très hauts, et s’avèrent même un peu penchés, construits dans un matériau souple qui nous permet de nous adosser confortablement et de contempler une production sonore très riche. De nombreux éléments électroniques s’y incorporent d’ailleurs assez naturellement, donnant une touche pop et moderne à l’ensemble.

Voici un premier extrait de l’album, Holy Forest, sautillant exemple de ce que nous venons de dire, illustré par un clip bien hors sujet avec des karatékas, donc bien tout court.

Le deuxième titre que l’on va écouter est le tube intropsectif Umi. Avec son gimmick de voix qui colle aux neurones, celui-ci aura très certainement des conséquences non négligeables sur votre playlist préférée.

Comme le clip qui suit est d’avantage en raccord avec la musique que le précédant (vous y verrez de belles images de la nature belle), et qu’il manque donc ici quelque-chose pour parfaire la non cohérence de cet article, nous vous relayons un sms cryptique reçu par un ami au moment où il découvrait le morceau :

“Tu veux une crêpe ? oui, qui vole avec Umi”

Tout au long de ces huit pistes, leur rock aux mélodies toujours claires se fait tour à tour lent et rapide, classique et innovant. La cohérence sonore est telle qu’il nous arrive même parfois de ne plus savoir s’il s’agit du morceau suivant ou pas. Ce qui pourrait être un défaut est à notre sens le contraire, car l’ensemble forme une couverture chaude et aérée, aux effluves nostalgiques (mais pas trop), aboutissant à la toute fin sur une plage ambient nous permettant de redescendre doucement du petit bout de rêve où l’on s’était niché (ou de s’y enrouler définitivement).

Concluons avec un cadeau destiné à tous les champions du scroll qui sont parvenus à la fin de cette chronique : le streaming de l’album en entier  ! Réjouissance !

(Pour commander le disque, c’est par ici.)

Via noisey :

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asperger, Club AC30, cocteau twins, Holy Forest, my bloody valentine, Pinkshinyultrablast, russie, Saint-Pétersbourg, shelflife, SHOEGAZE, slowdive, Umi