Jeudi 26 février, Ciné-concerts à l’Auditorium de Lyon – Intolérance de David W. Griffith

Publié le 19 février 2015 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

 l’Auditorium de Lyon et l’Institut Lumière s’associent le 26 février à 20h00, pour présenter, Intolérance de David W. Griffith, l’un des monuments du patrimoine cinématographique mondial. Le film  sera présenté en copie restaurée, avec la musique de Carl Davis dirigée par le compositeur !  Cela promet d’être un grand moment de musique et de cinéma.

Film en deux parties, entracte à la pause.
Accompagnement musical : Orchestre national de Lyon, Direction : Carl Davis

Propos d’avant-concert : 1h30 avant le début du concert, assistez gratuitement aux nouvelles Clefs d’écoute dans le bas-atrium ; Durant 1 heure, un conférencier-musicologue analyse avec vous « Intolérance » de Griffith.

Les informations pratiques sur www.institut-lumiere.org ou sur www.auditorium-lyon.com

Intolérance de David W. Griffith
Titre original : A Sun-Play of the Ages
avec Lillian Gish, Mae Marsh, Erich von Stroheim, Bessie Love
États-Unis, 1916, N&B, 2h47

L’histoire de Belshazar, le jeune roi de Babylone, et la destruction de son royaume. La trahison de Jésus, et sa crucifixion. La trahison des Huguenots le soir de la Saint-Barthélemy en 1572 lorsque 50 000 protestants furent massacrés à Paris. La lutte entre le capital et le travail dans les États-Unis modernes… Monument du patrimoine cinématographique mondial, Intolérance illustre, à travers quatre récits essentiels, le propos de Griffith : « L’inhumanité de l’homme envers l’homme durant les deux mille cinq cents dernières années. » .

Décors gigantesques, montage parallèle, profondeur de champ, alternance de gros plans et de plans généraux, teintes bleu nuit, rouge sang, sépia… c’est aussi toute la grammaire du cinéma américain qui s’écrit ici.

A PROPOS DU FILM

Intolérance sort un an après Naissance d’une Nation pour lequel Griffith s’était vu accusé d’encourager un certain racisme. Il voulu donc, en réponse, faire une vaste fresque contre l’intolérance à travers les âges en prenant quatre moments historiques et en les entremêlant pour créer des parallèles.

Les quatre séquences sont inégales en importance dans le montage final, puisque celle sur la Passion du Christ est plus une simple évocation et celle sur le Massacre de la Saint-Barthélemy (par Catherine de Médicis en 1572) est globalement plus brève que les deux morceaux principaux : The Mother and the Law qui se déroule à l’époque actuelle en 1914 et Le Festin de Balthazar dans Babylone, en 539 avant J.C

Griffith pour faire ce film ambitieux employa 60 000 figurants (acteurs, réalisateurs, ouvriers , technicien, chômeurs etc…etc ). Parmi les figurants ils y avaient Douglas Fairbanks, Tom Browning qui faisait parti des assistants réalisateurs de Griffith et également l’un des scénariste et assistant du film , Erich Von Stroheim !

Consulter l’analyse du film effectuée par le Ciné Club de Caen