Birdman

Publié le 25 février 2015 par Sebd59 @1_oeil

Birdman

Sorti le 25 février 2015

1h59

Comédie - - - - Drame

De Alejandro González Iñárritu Avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton...

Distribué par

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…

S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...

Tout juste avant sa sortie en salle, le film Birdman a eu le temps de collectionner les récompenses pour finalement prendre son envol dans les salles obscures.

Au début, quand l’on essayait de nous vendre le film Birdman, le synopsis était assez étrange car le film était limite vendu comme un film de super héros mais à petit budget alors qu’on est très loin de cela.

Birdman raconte l’histoire de l’acteur Riggan Thomson connu pour avoir joué dans la trilogie Birdman, et qui a tout perdu, que ce soit sa femme ou son argent. Voulant démontrer qu’il est un vrai acteur, il décide d’écrire, de mettre en scène et de jouer dans une pièce qu’il finance avec l’hypothèque de sa maison. On pourrait croire qu’il n’y a pas de quoi rire ni se réjouir dans ce film.

Birdman reste un film assez étrange avec une vision réaliste tout en étant parfois dans l’irréel du personnage de Riggan Thomson. Le scénario de ce film dénonce assez vigoureusement le système hollywoodien, où les blockbusters sont les rois et les films plus intellectuels n’ont que des miettes du gâteau de l’industrie cinématographique. Le tout en égratignant le monde du théâtre, les critiques, les acteurs qui choisissent la simplicité et ceux qui poussent le besoin de réalisme à l’extrême…, ce film tire un peu dans tous les sens mais avec humour.

Si l’histoire de Riggan Thomson constitue la base du scénario, c’est l’humour noir qui est l’agent liant entre les différentes scènes et les différents thèmes qu’abordent ce film. Même si il reste un persistant goût d’étrange en regardant ce film, on ne peut pas cacher que l’on reste devant l’écran pour connaître le dénouement final de cette histoire hors norme au scénario très bien ficelé et progressant durant la totalité du film.

Avec son oscar du meilleur réalisateur, Alejandro González Iñárritu le mérite réellement avec Birdman. Alejandro González Iñárritu arrive parfaitement à jongler entre les scènes grandioses avec Birdman et les scènes beaucoup plus intimistes avec Riggan Thomson. Le tout en apportant une certaine fraîcheur et une ingéniosité dans certaines scènes en cumulant avec des plans assez « géniaux » avec des décors si classique.

Un casting assez éclectique, qui offre une performance assez exceptionnelle dans la totalité des cas. J’ai un peu honte de le dire mais on va laisser tomber Michael Keaton, Edward Norton et Emma Stone qui offrent tous une performance des très haut niveau, il n’y a strictement rien à redire là-dessus. On va se pencher un plus sur Zach Galifianakis, qui pour une fois, m’a complètement épaté. Une fois sorti de cet éternel rôle de looser, de drogué, d’alcoolique et autre, Zach Galifianakis finit par nous surprendre et offre une réelle performance de qualité.

Birdman a collectionné les nominations et les récompenses, le tout étant mérité. Même si la base du film est très réaliste, il y a tout de même une petite dose d’irréel dans ce film. Dénonçant certains systèmes, Birdman ne le fait jamais méchamment, bêtement et gratuitement, les critiques qu’apportent ce film sont argumentés, le tout accompagnés par une forte dose d’humour noir efficace. Birdman déborde de performance, que ce soit le réalisateur qui assure du début à la fin et offre un film de grande qualité. Ou que ce soit le casting éclectique, avec un Michael Keaton touchant qui comme le reste du casting offre une performance d’acteur à la hauteur des espérances. Et même Zach Galifianakis qui pour une fois démontre qu’il est un vrai acteur et pas seulement celui qui joue le rôle du drogué, de l’alcoolique ou tout autre depuis Very Bad Trip.