« … Livy existe vraiment, toute cette histoire est vraie… » : interview d’EVINDI, un auteur embrasé !

Publié le 03 mars 2015 par Marine @blueM1991

EVINDI

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé d’un livre très particulier. Il s’agit d’une nouvelle poétique écrite par un auteur très talentueux et passionné. Son ouvrage se nomme Livy et ma chronique est disponible sur cette page (pour ceux qui l’aurait loupé ou qui voudrait la découvrir). Aujourd’hui, je vous invite à découvrir une interview de l’auteur, Evindi, qui nous livre sans tabou, toutes ses pensées et projets pour l’avenir.

Merci de m’avoir contacter, Evindi. Je suis ravie de cette collaboration et j’espère que l’entretien plaira à mes lecteurs ! <3"><3"><3 En tout cas, j’ai adoré en savoir un peu plus sur vous.

L’ouvrage est disponible sur amazon !

Entretien à coeur ouvert

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots (lieu de naissance / résidence, âge, profession, passion, enfants?)

Eh bien, parler de soi en quelques mots est assez compliqué, je vais essayer de faire court et simple. Je me nomme E V I N D I , j’ai 28 ans cette année, le 9 Août pour être précis. Je suis en couple mais je n’ai pas encore d’enfants, je compte en avoir prochainement, la famille étant, selon moi, un élément fondamental dans la vie d’un homme.

La profession que j’exerce peut s’apparenter au concept de « coaching », en ce que, par une démarche d’écoute active et de conseils personnalisés, je travaille à la revalorisation personnelle de mes clients. Travail sur la revalorisation de soi, la confiance en soi, l’estime de soi, voire l’exaltation de soi sont donc mon quotidien, sur le plan « professionnel » tout au moins.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne considère pas ce que je fais comme un travail, ni comme une profession. Je gagne de l’argent en le faisant, mais je le considère comme une composante d’un projet de vie plus global, sensé être le chemin du bonheur et de l’épanouissement, le mien et celui de la famille que je vais fonder.

Je n’ai pas, à proprement parler, de passions mais il y a certaines problématiques, que j’affectionne particulièrement, par exemple tout ce qui concerne le fonctionnement de l’humain, aussi bien sur le plan biologique que mental, spirituel ou encore sentimental, etc. De manière générale, je trouve un intérêt réel aux problématiques mystiques et/ou spirituelles.

Est-ce que « Livy » est votre premier livre? Prévoyez-vous d’en écrire d’autres?

« Livy » est mon premier livre, je prévois effectivement d’en sortir d’autres et pour être tout à fait honnête, j’ai déjà rédigé 4 autres nouvelles poétiques, d’autres sont en cours d’écriture.

La romance, entre E V I N D I et Livy, est en réalité l’incipit d’un projet plus grand, regroupant des nouvelles poétiques mais également d’autres supports visuels (bandes dessinées, fascicules, peintures…)

J’ai personnellement réalisé toutes les illustrations de Livy mais je n’ai pas pu toutes les incorporer au livre. Je compte par la suite utiliser toutes les formes d’expressions littéraires et artistiques à ma portée, pour plonger le lecteur dans les fruits de mon esprit, plein de passion et d’obscurité.

Qui vous a inspiré le personnage de Livy (votre imagination ou une personne que vous connaissez, un fantasme)?

… Livy existe vraiment, toute cette histoire est vraie…

Il n’est nullement question de mon imagination et encore moins d’un fantasme mais d’une succession de faits, intenses, peut-être tragiques, et « réels »… Mais bon, pour que vous compreniez le sens de ce que je dis, je vais devoir vous demander de patienter encore 4 ou 5 nouvelles…

D’où vient le mot « EVINDI »? Est-ce un pseudonyme, votre nom réel? Pourquoi avoir choisi de garder ce nom comme celui du personnage principal dans le livre?

E V I N D I est un mot béti, bulu ( peuple du sud Cameroun, dont je suis originaire ), signifiant, dans son acception la plus simple, « noir ».

Sans trop m’avancer sur le contenu des ouvrages à venir, disons que ce terme désigne la pureté des ténèbres enfouis en moi et que je peux contempler lorsque j’ai les yeux fermés ; un univers où se bousculent réflexions et idées, un monde dans lequel ma seule volonté suffit à tout créer.

E V I N D I est bien plus qu’un simple nom ou nom d’auteur, il est une acceptation de l’obscurité qui se trouve au fond de moi, une réaffirmation de mon identité profonde, un être aussi ténébreux et sombre intérieurement qu’extérieurement,  qui à travers ses livres et autres projets, invite les hommes et les femmes, les jeunes et les plus âgés, à venir partager un autre regard sur la passion, les tourments et la félicité.

En ce qui concerne le choix de ce nom pour le personnage de « Livy », je ne peux malheureusement que vous demander de patienter encore quelques ouvrages. Comme énoncé précédemment, « Livy » est l’introduction d’un projet littéraire et artistique plus grand, dont la mise en oeuvre se fera pas à pas, au rythme des nouvelles et autres ouvrages que je sortirai.

Vous êtes romantique à l’écrit mais l’êtes-vous aussi dans la vraie vie?

Je ne sais honnêtement pas si je suis romantique. Peut-être ne suis-je pas le mieux placé pour en juger. Je peux tout de même dire ceci, je conçois l’écriture comme un moment de partage, un moment privilégié et intime, pendant lequel je livre au lecteur une partie de ce que je suis, ce que j’ai vécu et ce que je vis.

Il n’y a donc aucune différence entre E V I N D I de la nouvelle et l’auteur E V I N D I.

J’aime la beauté et j’aime la façon dont elle se ventile dans tout ce qui compose et entoure la passion d’un couple viable. J’aime l’intensité et la profondeur des sentiments paradoxaux, qui agitent un couple, l’assujettissent aux agréables tourments de la plus pure de toute les folies, celle que beaucoup appellent amour mais que personnellement je considère comme insondable et innommable.

Donc E V I N D I est-il romantique?

Je pense que c’est à vous d’en juger…

Avez-vous déjà vécu une passion dévorante telle que dans votre livre?

Je connais effectivement, et ce depuis 10 ans, les méandres à la fois agréables, douloureux, suaves et intenses de la passion, la vraie, celle qui consume, lentement mais sûrement, sans une once de pitié, le fou, qui s’est laissé prendre dans ses impitoyables filets.

Cet embrasement continu, que j’ai la grâce de vivre, a été une grande source d’inspiration pour l’écriture de Livy.

Pourquoi avoir choisi d’écrire votre nouvelle de façon poétique et pas en tant que fiction « normale »?

Je n’ai pas vraiment « choisi » la forme poétique mais disons, pour faire simple, qu’elle s’est imposée à moi. Il faut bien comprendre qu’il m’est difficile de retranscrire fidèlement à l’écrit, la complexité de ce qu’il y a dans mon esprit.Il n’est pas question ici de simples souvenirs, la vraie difficulté est de faire ressentir au lecteur la même intensité, la même nostalgie, un subtil mélange entre joie profonde, plaisir extrême et une lancinante angoisse ainsi qu’un profond malheur, étant lui-même inversement proportionnel au bonheur vécu par EVINDI et Livy.

La forme poétique est selon moi, la forme la plus appropriée pour saisir, capturer et retranscrire le lyrisme inhérent à ce bonheur fiévreux, véritable brasier aussi dangereux et douloureux qu’agréable et jouissif ainsi que cette tension croissante, qui tient le lecteur en haleine, tout au long de la nouvelle. Il en va d’ailleurs de même pour les espaces et la légèreté conférée par les vides parfois importants, séparant le texte. Tout cela contribue à plonger le lecteur dans un état émotionnel, relativement proche du mien au moment de l’écriture.

Serez-vous présent à la foire du livre de Bruxelles ou de Paris prochainement?

Il me semble que ce genre d’événements ne sont accessibles qu’aux auteurs ayant signé des contrats d’éditeur or cela n’est pas mon cas. Ne voulant absolument pas perdre les droits de mon ouvrage, j’ai fait le choix d’un contrat d’auteur, conscient des limites regrettables, que cela implique.

Je m’y serai toutefois rendu avec plaisir en tant que visiteur, mais pour des questions de délais et d’agenda cela risque de m’être impossible, les différents projets que je mène par ailleurs ne me laissant que peu de temps libre. J’espère toutefois pouvoir m’y rendre l’année prochaine.

Un dernier mot ?

Je tiens à vous remercier sincèrement, pour votre curiosité, pour votre temps et pour l’intérêt que vous portez à mon ouvrage. J’espère que le plus grand nombre de personnes liront cet article et décideront de plonger dans ma nouvelle afin de rencontrer Livy, de partager ses tourments et lui tenir compagnie dans sa folie.

J’invite par ailleurs tous les lecteurs à échanger avec moi. Je considère ma démarche comme un échange, comme une conversation ; en lisant Livy, vous apprenez ce que j’ai à vous dire, et il me tarde de savoir ce que mon ouvrage vous inspire.

Je vous invite donc tous à plonger dans l’obscurité de la passion de LIVY : 

« Un baiser au goût de sang,

condensé d’hémoglobine,

fragrance qui remplit mes narines… »

À tous ceux qui ont lu l’ouvrage,

l’aventure ne s’arrête pas là,

la suite arrive très bientôt,

dans la nouvelle poétique intitulée

MEA CULPA


Encore un énorme merci à EVINDI pour sa collaboration et son honnêteté dans cette interview. J’espère que ce petit aperçu vous a intrigué et peut-être donné envie de lire la nouvelle poétique « Livy ». Je ne peux que vous la conseiller car elle vous embarquera vraiment dans une aventure que vous n’avez encore jamais rencontrée ! 

- Marine