Chronique d'une haine ordinaire [retour sur].

Publié le 14 mars 2015 par Leshakerdecyril

Le samedi je viendrais faire vivre de nouveau une note. A moi de piocher dans les archives et dans un texte de la semaine du 9 au 15 mars 2014. Retour sur une des rubriques du blog #suncindy nous écrivions à l'époque a deux mains. C'était le 13 mars 2014 [ici].

[leshaker/Cindy]

Hier soir dans la rue trois types complètement ivres étaient en train de tabasser un mec complètement alcoolisé. Dans la nuit c'était franchement assez Hollywoodien comme scène, les ombres, les visages tuméfiés, le lampadaire qui tamise la scène. C'était beau.

Avant-hier dans la boite aux lettres une très mauvaise nouvelle. Je ne serais jamais faîtes pour gagner de l'argent. Sortir quelques instants pour respirer l'air pur de Manhattan, s'ouvrir au monde, regarder mes pieds, avoir envie de me jeter sous les rues d'une voiture, puis finalement relativiser pour sourire au monde et me dire que je n'ai rien reçu et qu'on verra demain. La vie c'est chouette sans les lendemains.

Depuis une semaine ma timeline Facebook m'annonce le décès d'un proche. Une enfant. Un petit. Un bébé d'une amie que je n'ai vu que deux fois. L'horreur. En 2014 on annonce les douleurs et l'intime sur le réseau, la mort 2.0 est tellement plus belle. Les commentaires qui viennent rejeter les océans de larmes. J'ai gerbé. Je ne dirais rien. Je suis meilleure dans le silence.

La déception est une violente pulsion. Je m'ennuie de ces notes et de ces mots. Je m'ennuie de son insolence et de sa rébellion qui n'est que du vent. Je m'ennuie de ce qu'elle n'est plus. Je m'ennuie des papillons qui virevoltent autour d'elle pour mieux s'écraser sur sa beauté brune. Elle fût. RIP à une amie qui se délecte des mots des autres. Retrouve ta violence.

Pour la première fois je ne me souvenais plus du code ma carte. Du prénom d'une amie.

Aujourd'hui face à la glace c'était difficile. Je me maquille trop, souvent, tout le temps. Je parle mal et j'aime bien. J'insulte ma glace. Souvent je me demande ce que je fou là. J'ai jamais la réponse. On cherche tous à retrouver l'innocence. Je crois que je suis en accord avec moi-même.

C'est une belle journée.