#TruParis

Publié le 24 mars 2015 par Julienpouget

Habitué des conventions comme conférencier, je n’ai que rarement l’occasion d’en profiter comme participant. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai assisté à l’édition parisienne de Tru qui ambitionne de renouveler le genre.
Organisée par Linkhumans, le principe de la manifestation est simple : pas de slides. pas de speaker. Une multitude d’ateliers « à la carte » fonctionnant tous sur le même principe : une courte introduction du sujet suivi par des échanges libres entre les participants. Parmi les choses qui m’ont plu, je retiendrai :
La simplicité du décor. Certaines manifestations RH ont conservé des stands avec des immenses logos, des télévisions (que personne ne regarde), etc. Ce décorum grandiose nuit à la simplicité des échanges. Hier, les participants étaient accueillis dans les locaux du siège Evergreen du Crédit Agricole dans ce que l’on imagine être de simples salles de réunion.
La diversité des parcours proposés. Dans chacune des 7 salles s’enchainent 6 ateliers différents. Au total, c’est donc 42 trajectoires possibles pour les participants (!).
La ponctualité. La fonction de gardien du temps, assumée avec humour par des membres de l’organisation (qui utilisent un sifflet lorsque les ateliers touchent à leur fin) permet ce luxe rare : commencer et finir à l’heure.
La diversité des participants présents. Après avoir échangé avec un haut gradé de l’armée de terre (en tenue) au petit-déjeuner, j’ai poursuivi des avec des consultants, un VP RH,  un startuper, deux responsables marque employeur, une étudiante, etc.
Le fait que les participants ne portent pas de badge. Ceci casse le rapport de méfiance qui existent parfois sur certains salons entre les opérationnels et les consultants. A titre personnel, cela m’a permit d’avoir des échanges passionnants sur le fond sans être perçu comme un « vendeur de prestation ». Cette simplicité des échanges se retrouvent également dans le déroulé des ateliers où, ne sachant pas « qui est qui », les participants ont moins d’appréhensions à faire part de leurs remarques ou de leurs objections.

Alors bien sûr, certains feront valoir que l’on ne peut aller au bout d’un sujet en 55 minutes. Certes, mais c’est grâce à ce sentiment d’incomplétude qui nous anime désormais que nous retournerons à TruParis l’année prochaine