Critiques Séries : Mad Men. Saison 7. Episode 9. New Business.

Publié le 15 avril 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Mad Men // Saison 7. Episode 9. New Business.


Cet épisode se concentre énormément sur les ex femmes de Don. Dans un premier temps Betty. On se met à la place de Don dans cet épisode qui contemple le fait que Betty est maintenant heureuse dans sa petite vie de famille rangée et que lui il est malheureux. Car Don n’est pas heureux. Il a beau tenter de sauver les apparences, on voit très bien qu’il n’est pas heureux du tout. Mais ce n’est pas nouveau, il n’est pas heureux depuis le début de la série. Je ne sais pas trop ce que Mad Men veut vraiment faire autour de Don désormais mais la série semble vouloir lui donner les clés pour se trouver un havre de paix. Le fait que Betty soit heureuse peut lui donner une vraie occasion de souffler, de se dire que bien qu’il ait mal fait les choses avec elle, elle a finalement de quoi être heureuse maintenant. Puis l’on a Megan. Cette dernière est l’héroïne de cet épisode et pas seulement pour ses échanges avec Don. Elle a également des échanges avec tout un tas d’autres personnages, préparant son départ, son besoin de souffler elle aussi et de suivre sa carrière, ce que Don n’a jamais réussi à faire pour elle. Mais Don sait comment lui être redevable et tenter d’éponger une partie de sa peine. 1 million de dollars c’est cher payé tout de même mais elle le vaut bien.

La place du français dans cet épisode de Mad Men est très importante et mine de rien, je dois avouer que j’adore ça. Si le départ de Megan ne va pas permettre d’entendre trop parler français de si tôt dans la série, je pense que l’on a eu la dose pour les 5 épisodes restants. Mais la série va cruellement me manquer mine de rien. L’épisode a une façon de contempler les ex femmes de Don qui est vraiment excellent. La série parvient à faire quelque chose d’intéressant avec le personnage de Don mine de rien car j’ai l’impression que le but de cette seconde partie de saison n’est pas de donner les clés à Don pour comprendre ce qu’il a construit, ce qu’il a fait de sa propre vie. Non, il faut qu’il comprenne cela lui-même et cela passe notamment par la contemplation de ce qu’il n’a pas réussi dans sa vie : sa vie de famille avec Betty, sa femme Megan, etc. Il n’a pas réussi tout ça, simplement car Don est comme ça. On voit donc le personnage se faire une sorte de voyage dans ses souvenirs, dans tout ce qu’il a fait par le passé. Cet épisode est construit de façon très intelligente, notamment d’un point de vue de la mise en scène. Rien que la scène où la caméra se pose derrière l’épaule de Don quand il contemple Betty, son nouveau mari et ses enfants.

Ce qui me passionne chez Megan c’est cette élégance qu’elle peut avoir et qu’elle parvient à apporter à la série. D’ailleurs, j’aime bien ce semblant de parallèle que Mad Men tente de faire entre Megan et Diana. J’apprécie de voir Diana prendre les choses en main et c’est peut-être sa définition des choses qui fabrique le titre de cet épisode. Don passe donc le plus clair de cet épisode à tenter de donner à Diana ce qu’elle veut. Il va l’inviter, mais elle est au boulot, ce qui va lui donner envie de se déplacer jusqu’à nous. Finalement, cet épisode de Mad Men ne réinvente rien du tout mais permet de se faire une conclusion de façon intelligente d’une part de la vie de la série. J’ai adoré le « Can’t you see I don’t want anything? » de leur dernière scène ensemble dans l’épisode. C’est une façon de dire que les choses sont terminé, qu’ils sont donc en train de passer à autre chose tout simplement. La mère de Megan est quant à elle très importante aussi et/ou surtout imposante. J’aime bien la façon dont elle impose ses choix, sa place aussi. L’épisode permet donc de parler un peu français encore une fois et puis il y a quelque chose dans la relation entre Marie et Roger qui finalement permet de voir tout le monde de façon légèrement différente. Petit bémol pour moi, avoir pensé à la publicité de la Clio 4 lors de « C’est si bon » à la fin de l’épisode. J’ai honte mais il faut dire que la publicité m’horripile.

Note : 8/10. En bref, un retour sur le passé de Don. Comme un voyage dans un album souvenir.