Lundi 26 mai 2008. La mort du chef des Farc.

Publié le 26 mai 2008 par Linfodujour

Le chef des Farc, Manuel Marulanda (Pedro Antonio Marin de son vrai nom) est mort, officiellement d'un arrêt cardiaque le 26 mars dernier. Il avait 78 ans.

On l'avait déjà dit mort à une quinzaine d'occasions, mais, cette fois, l'information a été confirmée par la guérilla hier dimanche 25 mai 2008.

Manuel Marulanda était engagé dans la guérilla depuis 1949, d'abord dans un climat de guerre civile, en soutien à des paysans libéraux s'opposant aux conservateurs au pouvoir . Il a fondé les Farc en 1964, embrassant l'idéologie communiste, échappant à une offensive militaire et revendiquant la prise du pouvoir par les armes. Sa dernière apparition publique remonte à 1982. Il n'a écrit ni texte, ni discours.

Son successeur : Alfonso Cano (Guillermo Leon Vargas de son vrai nom) est considéré comme plus politique que militaire. Diplômé de droit et d'anthropologie à la faculté de Bogota, il est entré dans la guérilla à la suite de l'assassinat de 3000 militants de gauche par l'armée colombienne et les paramilitaires en au début des années 1990.

Personne ne sait le sort qu'il réserve aux otages, dont la libération par Marulanda (dans le cadre d'un échange de prisonniers) était conditionnée par l'établissement préalable d'une zone démilitarisée.

Le numéro 2 des Farc, Raul Reyes, avait été assassiné le 1er mars dernier (lire l'info du jour du 4 mars 2008). Peu après, c'est un autre dirigeant, Ivan Rios qui avait été abattu par un de ses proches. La guérilla ne compterait plus que 9 000 hommes armés contre 21 000 il y a dix ans (alors qu'en face, les militaires de carrière sont passés de 20 000 à 70 000).

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP
LeMonde.fr avec AFP et Reuters

Articles
Le Figaro : " Betancourt : l'espoir renaît après la mort du chef des Farc "
RFI : " Les FARC confirment la mort de Marulanda et nomment un nouveau leader "
La Croix : " Les Farc divisées et affaiblies annoncent la mort de leur chef "
Le Monde: " Manuel Marulanda "
Libération : " Marulanda, long feu de la guérilla "