Highlights de la semaine #3

Publié le 06 mai 2015 par Promoaffinity

CHIFFRES & ETUDES

* LES OCCIDENTAUX MASSIVEMENT DECONNECTES DES MARQUES

Selon le baromètre 2015 Meaningful Brands (Havas Media Group), le fossé se creuse entre les consommateurs des " vieux " pays développés et ceux des émergents. Ces derniers restent à 60 % attachés aux marques alors qu'une majorité des occidentaux verraient disparaître plus des deux tiers d'entre elles sans regret !

Les marques ont du pain sur la planche si elles veulent (re)gagner, non pas la confiance, mais l'attachement des consommateurs occidentaux. C'est le principal enseignement de l'étude Meaningful Brands 2015 réalisée dans 34 pays (1). Ce baromètre mesure les performances des marques et leur produits vues sous un triple prisme : fonctionnel, autrement dit les qualités purement utilitaires des produits, émotionnel (en quoi les produits contribuent à notre bien-être et nous valorisent auprès de nos proches) et enfin collectif (en quoi la marque intègre l'éthique dans son mode de fonctionnement, conditions de travail, et durabilité...). Au total plus les marques ont un score élevé dans le registre des bénéfices émotionnels et collectifs, plus les consommateurs leurs en sont gré et y restent attachés. Le côté fonctionnel apparaissant comme un pré requis.

(1) réalisée dans 34 pays et portant sur 1.000 marques tous secteurs confondus.


Le cas de la France :
En France, les marques alimentaires (dans l'ordre, LU, Danone, Elle & Vire, Yoplait et Nestlé) occupent cinq des dix premières places. La distribution est bien représentée avec Decathlon sur la première marche (comme en 2013) , E.Leclerc fait une entrée remarquée à la 5ème place suivie par Leroy Merlin, Amazon, qui font mieux qu' Ikéa (13ème) et Carrefour (14ème et lui aussi effectue une percée) devant Visa (15ème). EDF confirme son bon positionnement. A l'inverse, Oasis et Google ne figurent plus parmi les 15 premières marques. Le moteur de recherche pâtit des questionnements autour de l'exploitation des données privées et les sodas, comme aux Etats-Unis, souffrent des considérations liées à la santé.

Très déconnectés des marques, relève le baromètre Havas, les Français s'intéressent pourtant beaucoup à la dimension émotionnelle et collective. 28 % des consommateurs déclarent se renseigner régulièrement sur le comportement des entreprises (contre seulement 16 % des Danois). Les français font relativement un peu plus confiance à la communication des marques : 23 % contre seulement 15 % en Allemagne.

* COMMENT LES FRANCAIS REAGISSENT FACE A LA CRISE ?

La crise économique est un fléau pour les français. Mais à défaut de se laisser abattre, ceux-ci ont plutôt tendance à devenir collaboratifs. Les loyers sont trop chers ? Faisons une colocation ! L'essence aussi ? Optons pour le covoiturage ! Mais encore, et nous en parlions la semaine dernière, même lorsque nous ne disposons pas d'un espace pour développer notre société, nous pouvons en partager un via le coworking. Et même si vous nous direz que ces pratiques sont vieilles comme le monde, elle se sont néanmoins développées à une vitesse folle. Et le crowdfunding est à mettre dans le même panier : je veux lancer mon entreprise mais je manque de fonds ? Et si je choisissais un financement participatif ! Avant tout cela se faisait entre proches, amis aujourd'hui nous n'hésitons plus à le faire avec des inconnus.

En 2014 déjà, près de 50% des français pratiquaient la consommation collaborative, selon une étude réalisés par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc). Selon une autre étude menée par PwC, le marché de l' économie de partage représentait 12 milliards d'euros en 2014 et pourrait atteindre 270 milliards d'euros d'ici 2025 ! La finance participative à elle seule en France enregistrait même une croissance de 100% en 2014 ! Pour les français, cette dernière est non seulement un moyen de lutter contre la crise, mais également une transition dans notre société.

VEILLE SECTORIELLE

* LA GUERRE DES PRIX ENTRE LES ENSEIGNES SE JOUE AUSSI DANS LES ENTREPÔTS

Chez Intermarché, Leclerc ou Auchan, l'heure est à l'optimisation de la chaîne logistique. Plus grands, les entrepôts seront multicanaux et multiformats.

Le 30 avril, la CGT appelait les salariés des entrepôts de Système U à une journée d'action. Quinze jours plus tôt, c'étaient les syndicats de la filiale logistique d'Intermarché qui dénonçaient la suppression de 600 postes et la fermeture de six bases d'ici à 2018. La direction a aussitôt démenti l'information. Mais cette mobilisation des représentants du personnel mettait le doigt sur un mouvement de fond en train de s'opérer dans les arrière-boutiques des grands distributeurs français.

Pour nourrir en munitions financières la guerre des prix qui fait rage dans les gondoles, toutes les enseignes sont en train de réorganiser leur chaîne d'approvisionnement. Avec, à chaque fois, des économies de coûts qui seront " reversées aux consommateurs ", selon l'expression de Dominique Carlier, directeur logistique d'Auchan France.

Le 30 avril, la CGT appelait les salariés des entrepôts de Système U à une journée d'action. Quinze jours plus tôt, c'étaient les syndicats de la filiale logistique d'Intermarché qui dénonçaient la suppression de 600 postes et la fermeture de six bases d'ici à 2018. La direction a aussitôt démenti l'information. Mais cette mobilisation des représentants du personnel mettait le doigt sur un mouvement de fond en train de s'opérer dans les arrière-boutiques des grands distributeurs français.

Pour nourrir en munitions financières la guerre des prix qui fait rage dans les gondoles, toutes les enseignes sont en train de réorganiser leur chaîne d'approvisionnement. Avec, à chaque fois, des économies de coûts qui seront " reversées aux consommateurs ", selon l'expression de Dominique Carlier, directeur logistique d'Auchan France.

GRANDE DITRIBUTION

* LA NOUVELLE AMBITION CHINOISE DE WALMART

Le géant américain prend acte de l'importance cruciale du marché chinois. Il annonce une accélération de ses investissements.

Impossible de faire l'impasse sur la Chine. En annonçant, mercredi dernier, une stratégie offensive dans le pays, le géant américain de la grande distribution Walmart a confirmé qu'en dépit des difficultés rencontrées sur ce marché particulièrement complexe, la Chine apparaît, de plus en plus, comme centrale pour toutes les sociétés positionnées sur la distribution de produits de grande consommation.

Pour le numéro un de Walmart, Doug McMillon, en déplacement à Pékin la semaine dernière, le but est de devenir " une partie intégrante de l'économie chinoise ". Pour faire partie du décor, le numéro un mondial prévoit donc 115 ouvertures de magasin d'ici à 2017, dans un pays qui compte actuellement un peu plus de 400 grandes surfaces Walmart.

Au dernier trimestre 2014, les ventes de l'américain ont diminué de 0,7 % dans le pays, et même de 2,3 % dans les magasins existants. Une situation qui l'a poussé à en fermer 29 en 2014.

Une démarche plus qualitative :

En réalité, la démarche de Walmart consiste donc moins en une accélération qu'en une refonte de sa stratégie chinoise. " Nous allons croître, mais notre but n'est pas d'être le numéro un de la grande distribution en Chine ... notre but est d'être celui auquel on fait le plus confiance. ", a déclaré Doug McMillon. C'est donc une démarche plus qualitative qu'esquisse ici le groupe.

Il s'agit de redresser la barre en corrigeant les erreurs du passé, en choisissant mieux l'emplacement des nouveaux magasins, et plus globalement en cessant d'appliquer à la Chine la stratégie qui a fonctionné aux Etats-Unis.

Mais l'objectif est bien, coûte que coûte, de s'enraciner sur le plus prometteur des territoires. Si, comme elle s'y est engagée, la Chine concrétise sa transition vers une structure économique plus dépendante de la consommation des ménages et moins de l'investissement, le marché chinois, déjà crucial, deviendra rapidement le centre du monde.

* AMAZON LANCE UNE PLATEFORME DE E-COMMERCE B2B

Après Amazon Supply (qui fermera à la mi-mai), le géant du e-commerce vient de lancer Amazon Business, une plateforme de e-commerce dédiée aux professionnels. Objectif pour Amazon : s'implanter sur le marché B2B en ligne en proposant, cette fois, plusieurs centaines de millions de produits. Des fournitures de bureau au matériel de chantier, en passant par les machines à café, Amazon voit grand pour faire sa place dans un secteur qui a pesé - selon une étude d'Internet Retailer - près de 1 000 Md$ en 2014. Soit plus que le marché du B2C (263,3 Md$).

Pour le client, cette nouvelle plateforme va amener une plus grande diversité, des promotions, des prix de gros et la livraison gratuite en 48 h dès que la commande dépassera 50 €. Amazon Business va imposer pour son utilisation la création d'un compte personnel, récoltant ainsi les données des entreprises.

Un moteur de recherche associé à la place de marché

Du côté de son fonctionnement, Amazon a développé un moteur de recherche dédié à sa place de marché. Son offre sera composée de ses produits, mais aussi de ceux de vendeurs tiers.

Le groupe de Seattle annonce qu'il fera évoluer sa plateforme en fonction des retours de ses premiers clients. " Ce n'est que le début pour cette place de marché, à laquelle nous allons continuer d'ajouter de nouvelles fonctionnalités en matière d'assistance, de paiement et de tarification ", a précisé Prentis Wilson, vice-président d'Amazon Business.

START-UP DE LA SEMAINE

L'idée :

PHENIX contribue à la réduction du gaspillage et à la mise en place de circuits d'économie circulaire en BtoB.

La structure se fixe ainsi comme objectif principal de favoriser la 2è vie des produits, alimentaires et non alimentaires, à destination notamment des acteurs associatifs.

Phenix accompagne ainsi ses clients professionnels (grande distribution, industriels, traiteurs, agences événementielles, ...) dans la gestion de leurs invendus grâce à une gamme de services complète.

Elle a aussi la volonté de s'impliquer plus largement, et en collaboration avec d'autres acteurs du secteur, dans des dynamiques de réemploi, de recyclage, de réutilisation et d'upcycling.

Le fonctionnement :

Une équipe qui agit comme des alchimistes, qui transforment les surplus et déchets en or :

* En don aux associations caritatives quand il s'agit de produits consommables ou non-alimentaires,

* En nourriture animale quand le produit est impropre à la consommation humaine,

* En revente à des déstockeurs,

* En compost ou méthanisation.

L'équipe co-fondatrice :

* Jean MOREAU ( Profil Linkedin)

* Baptiste CORVAL ( Profil Linkedin)

Site web : www.wearephenix.com