Les astrocytes sont des cellules non-neuronales qui ont déjà été impliquées, par de précédentes études, dans la dépression et le suicide. Une étude, citée par les auteurs, suggère ainsi que la régulation de gènes astrocytaires au sein du cortex préfrontal est altérée chez des patients ayant souffert de dépression. Cependant les astrocytes, leurs morphologies et leurs fonctions au sein du cortex humain restent encore mal connues.
Les chercheurs canadiens du Groupe Mcgill d’Études sur le Suicide (GMES) à l’Institut Douglas ont procédé à l’analyse d’échantillons cérébraux post mortem provenant de la Banque de cerveaux Douglas-Bell. L’analyse montre que l’expression d’une protéine spécifique aux astrocytes, nommée GFAP,
· est significativement réduite dans le cortex préfrontal de dépressifs suicidés et dans les zones connectées avec le cortex préfontal impliquées dans les troubles de l’humeur,
· mais reste normalement exprimée au sein de régions corticales non impliquées dans la dépression, (comme le cortex visuel).
Peut-être une future cible thérapeutique ?
Des astrocytes plus complexes que les astrocytes corticaux : Lors de l’étude, les chercheurs découvrent dans ces zones sous-corticales des astrocytes plus complexes. Des données qui suggèrent qu’il reste beaucoup à découvrir sur l’organisation microscopique du cerveau humain et sur les causes biologiques de la dépression.
Source: Molecular Psychiatry 2 June 2015 doi:10.1038/mp.2015.65 Glial fibrillary acidic protein is differentially expressed across cortical and subcortical regions in healthy brains and downregulated in the thalamus and caudate nucleus of depressed suicides
(Visuel “Human astrocytes in a mouse brain@NIH@Steven Goldman, University of Rochester Medical Center)