Renaître

Publié le 11 juin 2015 par Hunterjones
Tenter un second tour de piste après une sortie expulsive.
Pas facile.
Mario Lemieux l'a réussi. Jacques Parizeau aussi. Trudeau, père dans une certaine mesure. Robert Bourrassa très certainement.
Micheal Jordan a réussi son premier retrait du basket en 1993 et est revenu aussi fort qu'avant en 1995, mais quand il s'est retiré en janvier 1999, et qu'il a choisit de revenir en tant que joueur des Wizards de Washington, Air Mike était alors maintenant devenu un joueur bien ordinaire. Retour raté.
En 1968, Elvis avait peu à peu cédé les ondes aux Beatles et à la british invasion qu'il avait en totale aversion. Depuis 1961, Presley n'avait pas obtenu un seul hit, mais n'était pas monté sur scène non plus. La station télé NBC lui offre le 1968 Comeback Special et la spontanéité et les moments improvisés sur scène, ramène le King au sommet de la planète rock. Ça ne l'empêcherait pas de se ridiculiser à Las Vegas plus tard, mais pour encore quelques années, le king réussit son retour.
John Travolta était au sommet des stars d'Hollywood en 1977 et avait toujours son swag en 1980 grâce à Grease. Mais les années 80 ont été misérables pour le futur scientologiste. En 1989, il réussit un retour dans une comédie avec Kirstie Alley ainsi que dans sa suite. Mais le vrai retour de Travolta se fait chez Tarantino en 1994, la résurrection est totale. Toutefois, son implication dans l'église de la scientologie et surtout le giga-navet que fût Battlefield Earth, qui était son bébé et qu'il co-produisait, le replonge dans les stars moins certaines au box office. Retour réussi puis rechute.

Bob Dylan était un guide dans les années 60 et encore une grande inspiration dans les années 70. Les années 80 et 90, avouons-le, auront été une succession d'échecs autant privés que publics. Puis, en 1997, Daniel Lanois aidant, il lance Time Out Of Mind. une splendide galette de ruminations sur l'amour et la mort qui allait rendre le Dylan toujours légitime et bien vivant dans les années 2000.
Anthony Weiner était un politicien démocrate des États-Unis élu à la chambre des représentants de la 9ème circonscription de New York de 1999 à 2011. Son style de gestion était parfois décrié car justement, il ne discutait jamais avec ses employés mais parlait excessivement fort et était plutôt désobligeant dans ses directives. Certains aimaient car ça les forçaient à se donner davantage dans leur travail, mais la plupart quittait assez rapidement, faisant de son taux de roulement d'employés, une véritable section à emplois temporaires. En 2011, Weiner honore son nom de famille et envoie une photo de lui-même,pénis au vent, à une femme qui le suivait sur Twitter. Après avoir nié, il avoue finalement avoir fait ceci avec 6 femmes. Il quitte alors le Congrès dans la disgrâce.
Il revient toutefois deux ans plus tard, dans la course à la mairie de New York. Incorrigible, il se fait encore coincé à envoyer des photos de lui et de son pénis à une jeune femme de 22 ans, rencontrée trois mois auparavant. Cette fois, il a vainement tenté de se cacher sous le risible pseudonyme Carlos Danger. Retour misérable.
Au début des années 30, un jeune animateur perd les droits du populaire personnage d'animation Oswald the Lucky Rabbit. De mauvais choix avec sa compagnie mettent son entreprise dans le trou de 4 millions de dollars. Nous sommes dans les années 30! La grande dépression! Toutefois de 1934 à 1937, ce même animateur entêté concocte un long-métrage d'animation racontant l'histoire d'une jeune femme dans les bois, d'une sorcière et de sept nains. Le film révolutionne le genre cinématographique, Walt Disney devient riche et celui qu'on sait. Retour réussi.
Eliot Spitzer est un avocat de formation, un homme politique des États-Unis, mais surtout un arrogant trou-de-cul. Quand Heidi Fleiss lui fournit des putes, il les brutalise ou verbalement ou physiquement ou tout simplement les deux. Comme il est alors gouverneur, il utilise son grand pouvoir pour serrer la vis des robinet qui menacerait de fuir et de rendre ces histoires publiques. Mais en 2008, le robinet fuit et on découvre que Spitzer a fait affaire avec le Empreror's VIP club qui lui a permis des liaisons avec 7 ou 8 femmes sur une période de 6 mois, des femmes payées pour leurs "services" à 1000$ de l'heure. Il donne alors sa démission.
En 2013, il tente un retour sur la scène politique, mais cette fois, comme contrôleur des primaires du Parti Démocratique. Il demande entre autre pardon pour ses histoires de fesses du passé. Pardon non accordé, il est battu. Sa femme le quitte fin 2013. Retour fatal.
Steve Jobs est poussé à la porte d'Apple en 1985. Il développe alors pendant plusieurs années, NeXT,un entreprise qui développera et construira des séries d'ordinateurs destinés à l'enseignement supérieur et aux entreprises. NeXT s'enlise dans les multiples bugs et coûte extrêmement cher, donc les ventes sont faibles. Des centaines de milliers de dollars se perdent dans l'investissement.
En 1996, Apple annonce qu'il achètera NeXT et réintègrera Jobs comme chef de la direction par intérim de la compagnie. Décision qu'Apple ne regrettera pas, Jobs crée le Ipad et le Iphone qui rend Apple innateignable encore aujourd'hui. Retour superbement réussi.

Je ne sais pas où se placera Gilles Duceppe qui revient comme chef du Bloc Québécois depuis hier. Réussira-t-il à rendre son parti pertinent à une population qui ne le croit plus? Le Bloc a actuellement 2 maigres sièges au parlement, exactement comme le parti vert d'Élizabeth May, le parti Forces & Démocratie de Jean-François Fortin et 6 de moins que tous les candidats indépendants au parlement canadien. Ils partent d'extraordinairement loin.
Il reste un peu plus de quatre petits mois pour tricoter du miracle de la résurrection.